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  Attention à la passivité !
la télévision distrait et instruit les enfants à condition qu'ils la regardent modérément et apprennent à juger ce qu'ils voient. Trop de télévision accroit la passivité et multiplie les risques d'obésité.
 

A chaque âge, ses programmes
il faut être attentif aux programmes en fonction de l'âge des enfants.
Un petit enfant de moins de 4 ans ne peut pas suivre une histoire et reste passif. Entre 4 et 6 ans, il peut être très impressioné par un détail ou un personnage qui lui fait peur.
A partir de 6 ans, il peut se passioner pour tel dessin animé ou une série.Mieux vaut la regarder plusieurs fois avec lui pour juger de son contenu et en discuter avec lui. Etablir avec lui "le programme de ses programmes " lui permettra de limiter la consommmation de la télévision dans le temps.
La télévision est aussi un bon moment de convivialité familiale. Regarder ensemble un grand événement sportif, un film, une série culte offre une bonne occasion d'échanges et de détente.

 


Le journal télévisé
Le journal télévisé qui diffuse de nombreuses images de guerres, famines, ou catastrophes naturelles peut être mal vécu par un enfant. Rester auprès de lui pour l'aider à décoder les images et le rassurer peut être utile. Regarder le journal plus tard dans la soirée, sur une cha$ine d'informations continue, par exemple, si on sent son enfant trop perturbé peut être une solution également.


Trop de télévision par jour augmente les risques d'agressivité 

WASHINGTON (AFP), le 29-03-2002
Des chercheurs américains viennent pour la première fois de mettre en évidence les effets à long terme de la violence télévisée chez les adolescents sur leurs comportements d'agressivité à l'âge adulte. 

Selon une équipe de psychologues dirigée par le Dr Jeffrey Johnson, de l'Université de Columbia et de l'Institut psychiatrique de l'Etat de New York, les adolescents et jeunes adultes qui passent plus d'une heure par jour devant la télévision sont plus susceptibles de faire preuve ultérieurement d'agressivité.

Ces travaux, publiés dans la revue américaine Science d'avril 2002, sont les premiers du genre à se pencher sur les effets à long terme de la télévision sur les comportements adultes.

Ces recherches ont été réalisées auprès de plus de 700 jeunes suivis sur une période de 18 ans allant de l'adolescence à l'âge adulte. La méthodologie a consisté à les classer en trois groupes: moins d'une heure de TV quotidienne, entre une et trois heures, plus de trois heures.

L'agressivité a été évaluée lors d'entretiens (quatre en 18 ans avec les jeunes et leur mère) ainsi que par l'analyse des fiches d'arrestation de la police et des casiers judiciaires. Les actes violents ont été regroupés par âge de survenance (autour de 16, 22 ou 30 ans).

De trois à cinq actes violents par heure surviennent en moyenne à la télévision aux heures de grande écoute ("prime time") et entre 20 à 25 par heure dans les programmes destinés aux enfants. Les chercheurs ont donc postulé que la durée passée devant la télévision était fortement corrélée avec la quantité de violence médiatisée absorbée par les jeunes.

Ils ont trouvé que seulement 5,7% des adolescents qui passaient moins d'une heure chaque jour devant la télévision commettaient des actes violents à la fin de l'adolescence et au début de l'âge adulte, contre 22,5% de ceux qui regardent la télévision entre une et trois heures et 28,8% qui la regardent plus de trois heures.

"Ces résultats suggèrent que, au moins durant la jeune adolescence, les parents responsables doivent éviter d'autoriser leurs enfants à regarder la télévision durant plus d'une heure par jour. C'est le seuil à partir duquel le risque augmente", affirme le Dr Jeffrey Johnson.

Les psychologues Craig Anderson et Brad Bushman, du département de psychologie de l'Université de l'Etat de l'Iowa, soulignent la portée de cette étude pionnière, la "première à lier l'exposition à la télévision durant l'adolescence et le début de l'âge adulte à l'agression ultérieure, et qui contredit l'hypothèse commune selon laquelle la violence dans les médias n'affecte que les enfants".

"En dépit du consensus parmi les experts, ajoutent-ils, la population ne semble pas recevoir le message de la presse que la violence dans les médias contribuent à une société plus violente".

Pour Chris Boyatzis, professeur de psychologie à l'Université de Bucknell, spécialisé dans les processus de socialisation religieuse au sein de la famille, l'une des explications de ces conclusions alarmantes pourrait résider en partie dans la démission parentale.

"Ces familles où l'on passe beaucoup de temps devant la télévision sont peut-être aussi celles où l'éducation morale et personnelle est la moins prononcée. Une raison en est que lorsque les membres d'une famille regardent la télévision, ils se parlent peu et n'interagissent pas beaucoup", affirme-t-il.

Pire, souligne le chercheur, des études ont montré que 75% des enfants regardent la télé seuls, sans la présence de leurs parents qui pourraient autrement utilement servir de "filtres aux toxines de la fange culturelle télévisée".
 


la signalétique du CSA
Depuis 2002, le CSA a élaboré une signalétique qui déxonqeilles les programmes aux moins de 10 ans, 12 ans, 16 ans ou 18 ans en fonction de leur caractère violent ou pornographique. Si vous êtes choquée par une classification, contactez vite le MMM. Nous protesterons officiellement auprès du CSA.


Violence et pornographie à la TV où en sommes nous ?  

Le MMMF se réjouit de la qualité du rapport Kriegel et demande que ses propositions soient adoptées , en particulier:
    -  'interdiction des films violents entre 7h et 22h30
    -   l'exclusion de la pornographie à la télévision

    -  une signalétique plus forte sur tous les supports de films et la participation des familles et du Ministère de la famille à la Commission de classification des films
 

A la demande du Ministre de la Culture et de la Communication, la philosophe Blandine Kriegel a conduit une mission d’évaluation, d’analyse et de propositions relative à la violence à la télévision. Voici les principaux résultats de son rapport ainsi que les propositions qui en découlent :

 1)      Les faits

  • Une montée du phénomène de la violence à l’école : sur les six premiers mois de 2002, plus de 81.600 incidents graves ont été recensés dans les établissements scolaires : Racket, insultes, vols, coups,  violence ressentie, agressivité perçue entre élèves et professeurs, attaques racistes, dans les établissements de milieux défavorisés, le rapport estime que 10% des élèves sont en réelle souffrance. On constate également une augmentation des faits de violence à l’égard des enseignants et du personnel de l’Education Nationale.
  • Les enfants passent en moyenne 3 heures 30 par jour devant la télévision. C’est (et de loin) leur première activité.
  • Cinq à dix scènes de violence sont diffusées chaque heure à la télévision.
  • Une centaine de films pornographiques sont diffusés chaque mois à la télévision.
  • 50% des enfants de 11 ans ont déjà vu un film pornographique à la télévision.

 2)      L’analyse du rapport Kriegel

  • Lorsqu’une personne est exposée à la violence télévisuelle, les effets physiologiques immédiats sont de même nature que si cette personne était exposée à une situation de violence réelle.
  • L’influence de la violence vue à la télévision sur le comportement violent des enfants est prouvée. En particulier, dans les quartiers défavorisés, les parents sont moins prudents vis-à-vis de la consommation télévisée de leurs enfants (plus de temps passé devant, moins de contrôle des émissions). Ceci se traduit directement par l’augmentation de la violence dans les écoles de ces quartiers.
  • Parmi les conséquences de la télévision, on trouve : une baisse de l’inhibition et de la culpabilité, une désensibilisation, l’acquisition de réflexes violents, le déclenchement de comportements violents, l’acquisition de stéréotypes (les femmes qui disent non « voudraient en fait dire oui »,…), l’excitation ou activation physiologique de pulsions violentes, et dans les cas extrême l’imitation pure et simple (reproduction d’une scène donnée).
  • Les études montrent les variations des comportements en fonction de la durée d’exposition : plus on voit d’image violente, plus leur influence est grande.
  • La représentation visuelle brutale ou répétée de scènes pornographiques à un stade trop précoce peut créer une émotion capable d’influer sur le cours normal de l’évolution du cerveau, perturber l’équilibre intérieur du jeune et, en tout cas, imprimer durablement sa conception de la sexualité. elle impose plus gravement que les mots, une certaine image de la sexualité. Elle donne une fausse représentation des hommes et surtout des femmes, disponibles à tout instant, exhibant un appétit sexuel irréaliste, ou bien soumises abusivement au désir masculin. Cette impression que la femme aime être violée est profondément ancrée dans les esprits.
  • De la même façon qu’une violence sexuelle subie par l’enfant peut aboutir à un dérèglement de son comportement, le fait de voir des films pornographiques peut conduire le jeune à des comportements pervers.

3)   L’état actuel de la législation

  • La loi du 30 septembre 1986 prévoyait que « les programmes susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs ne doivent pas être mis à disposition du public, sauf lorsqu’il est assuré par le choix de l’heure de diffusion ou par tout autre procédé technique approprié que les mineurs ne sont pas normalement susceptibles de les voir ou de les entendre ». Le CSA était chargé de veiller à l’application de cette mesure.
  • Par comparaison avec nos pays voisins, la France dispose d’un arsenal législatif pénal impressionnant relatif à “ la mise en péril des mineurs ”.
  • Toutefois, ce qui est « violent », « pornographique » et/ou qui « met en péril les mineurs » n’a jamais été défini par le législateur. Les sanctions sont très peu utilisées et de fait les diffuseurs continuent à programmer des films violents et pornographiques à des heures où certains jeunes peuvent les voir.

 4)      Les propositions.

  • Le rapport Kriegel propose en particulier :

o       Un « pacte de liberté et de responsabilité » mis au point en concertation entre l’Etat, les réalisateurs, les diffuseurs, les familles et les éducateurs.

o       L’extension de l’action de la commission de classification des films aux émissions de télévision, aux DVD, aux jeux vidéo et ultérieurement à Internet.

o       La mise en place d’un système de double cryptage pour mettre la pornographie hors de portée des jeunes.

o       L’interdiction de la programmation des films violents ou pornographiques entre 7 heures et 22 heures 30.

o       La création d’une signalétique positive pour les programmes destinés à la jeunesse.

  • Une centaine de députés de la majorité avaient présenté un autre projet de loi dans le courant de l’été 2002. Ce projet visait à exclure complètement la pornographie et les films violent de la télévision. Christian Jacob, ministre délégué à la famille, et Dominique Baudis, Président du CSA, se sont prononcés en faveur de cette interdiction. Pour autant, le gouvernement semble hésiter à prendre des mesures aussi drastiques, pour peu que les enfants ne puissent pas facilement accéder à ces programmes (horaires nocturnes, double cryptage).
  • Trois députés UMP ont déposé une proposition de loi le 23 octobre 2002 visant à soumettre les films pornographiques au système de double cryptage à déverrouillage volontaire. Cette proposition sera discutée à l’Assemblée le 12 décembre 2002.

Delphine Bonjour et Marie Laure des Brosses , du MMMF


Limiter l'utilisation des jeux video dans le temps

Limiter l'utilisation des jeux vidéos dans le temps, alterner avec des activités sportives ou artistiques permettront aux garçons de ne pas s'évader dans un imaginaire qui leur tiendrait lieu de réalité.
La cyberaddiction existe, elle donne lieu à des comportements addictifs: absence d'intérêt pour le monde extérieur, perte de poids, isolement social.Pour éviter de telles extrémités, ne donnez pas à votre enfant accès à un ordinateur personnel qu'il pourrait brancher de manière illimitée à une connexion ADSL , dans sa chambre.Que l'équipement électronique de la maison reste une propriété commune avec des horaires de consommation précis et limités.
 


Selon un expert militaire, certains jeux vidéos transforment les
enfants en robots tueurs 


D'après un article d'Andrea Baillie (The Canadian Press,)


Un quotidien canadien, "The Canadian Press",  rend compte d'une communication alarmante faite par le Lieutenant-Colonel Dave Grossmann
aux chefs de la Police de son pays. Maintenant retraité, cet officier a passé 25 ans à former des tireurs d'élite. Il explique que les jeux vidéo violents jouent exactement le même rôle que les simulateurs dont il se servait dans l'armée pour apprendre à ses hommes à tuer. 

Dans les deux cas,il se produit une insensibilisation du sujet qui s'entraîne, et la formation de ce que Dave Grossmann appelle "un réflexe homicide".

"Mettre ces jeux vidéo entre les mains des jeunes, dit le Lieutenant-Colonel Grossmann, revient à les soumettre à un entraînement militaire de haut niveau. On montre en spectacle à ces enfants des êtres humains qui souffrent et qui meurent, tout en leur apprenant à associer ces choses avec le plaisir." Il y a, selon Dave Grossmann, des similitudes troublantes entre la pratique des jeux vidéo et le conditionnement auquel on soumet les militaires. Cet expert est l'auteur d'un ouvrage intitulé : "Teaching our Kids to Kill" (Nous apprenons à nos enfants à tuer). Il estime qu'à priori l'acte de tuer n'est ni spontané, ni facile : pour qu'un soldat devienne capable de tuer, on doit l'entraîner longuement, en l'obligeant à tirer sur des cibles en forme de silhouettes humaines qui surgissent inopinément devant lui. Il faut répéter cet acte d'innombrables fois pour qu'il devienne un réflexe conditionné. Suite à cette formation, même si dans une situation de combat réel le soldat ressent de la peur, on peut compter que son conditionnement l'emportera sur sa pensée et sur ses émotions.

"Personne n'y prend garde, dit D. Grossmann, mais les jeux vidéo développent un réflexe conditionné de même nature. Cela expliquerait pourquoi certains jeunes assassins continuent à tirer, bien longtemps après avoir abattu la personne qui les avait irrités. Dans les meurtres en série qui ont eu lieu dans certaines écoles américaines, les jeunes agresseurs ont ouvert le feu, puis continué à tirer comme des robots. Quand la police leur demande pourquoi ils ne se sont pas arrêtés alors que les victimes étaient manifestement mortes, ils répondent qu'ils n'en ont aucune idée ! Mais nous, nous savons pourquoi : ces jeunes qui n'avaient peut-être encore jamais tiré une seule balle réelle s'étaient déjà longuement entraînés sur des cibles virtuelles. Ils avaient déjà tiré des milliers et des milliers de balles virtuelles en pratiquant leurs jeux vidéo."

John Stone, le Shérif de Jefferson County au Colorado, était à la tête des équipes de secours de la ville de Littleton le jour du massacre au Lycée de Columbine. Il dit que les deux jeunes meurtriers, Dylan Klebold et Eric Harris, étaient l'un et l'autre passionnés de jeux vidéo. Ces deux garçons ont retourné leurs armes contre eux-mêmes après avoir tué douze de leurs camarades et un de leurs professeurs. "Ils pratiquaient un jeu qu'on appelle 'Doom' (Condamnation). C'est un de ces jeux où l'on traque les gens pour les abattre ensuite", dit John Stone, qui a également pris la parole au cours de la Conférence Annuelle des Chefs de la Police Canadienne. Il déclare :"Des élèves rescapés de la tuerie ont déclaré que Klebold et Harris prenaient un plaisir évident à abattre leurs camarades. Dans la bibliothèque, un autre élève les a interpellés, disant : 'Mais qu'est-ce que vous faites ?' Pour toute réponse, un des tueurs a dit avec un sourire : 'On tue des gens'. On aurait dit que pour lui, c'était un simple jeu." 
Comme pour imiter la série tragique de Columbine, huit jours plus tard, un élève de 14 ans a tué un de ses camarades et en a blessé un autre au Lycée W.R. Myers à Taber, Alta. L'officier de police Dennis Reimers, qui a désarmé le tireur de Taber, déclare que même en l'absence de preuves d'une passion pour les jeux vidéo, ce meurtre pouvait fort bien avoir été inspiré par des spectacles télévisés.

Deux ans plus tôt, dans l'Etat du Kentucky, un autre massacre avait eu lieu dans une école. Le jeune meurtrier s'adonnait à des jeux vidéo violents ; il aimait aussi les films violents. Les parents des victimes ont intenté un procès aux producteurs et aux distributeurs du matériel en question, réclamant plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts.

Certains invoquent le "Premier Amendement" de la Constitution des Etats-Unis, qui accorde aux citoyens le droit de se réunir librement pour pratiquer les activités de leur choix. Grossman répond : "Le Premier Amendement ne devrait pas garantir à des gosses de cinq ans le droit de se réunir dans des salles de jeu pour apprendre à faire sauter la cervelle aux gens."


 

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Les chiffres  

enquête UNAF
les jeunes passent plus de 2h30 par jour devant la télévision la moyenne française se situe à 3h40. Les plus grands consommateurs sont les femmes et les retraités.

d'après une enquête du Collectif interassociatif Enfances et Médias, 2/3 des enfants de 11 ans aurait déjà vu un film pornographique!
 

LIENS UTILES

Réagissez aupres des chaînes de Tv
et contacter

l'association qui fait le travail le plus efficace pour lutter contre la violence et la pornographie à la télévision.:  Familles Medias. Vous pouvez aller consulter leur site sur www.famillesmedias.org
C'est eux qu'il faut alerter à chaque fois qu'il vous semble qu'une émission ou un programme dépasse les bornes.
Ils agisssent auprès des producteurs, des chaînes et des pouvoirs publics comme contre-pouvoir.