Conférence de la famille 2004: l'adolescence
Le ministre délégué à la famille a présenté une communication
sur le lancement de la conférence de la famille 2004, dont le
thème sera celui de l'adolescence.
Les rencontres nationales de l'adolescence qui se sont tenues le 18
octobre dernier à la Sorbonne, premier acte de la préparation de
cette conférence, ont permis à l'ensemble des acteurs qui oeuvrent
en faveur des adolescents de se retrouver autour d'une "compréhension
commune" de cette période de la vie. Il s'en est dégagé une vision
contrastée de l'adolescence, où coexistent une minorité de jeunes
en difficulté et une majorité qui se sent à l'aise dans notre
société.
Le Gouvernement a décidé de poursuivre la méthode adoptée l'année
dernière, celle de la plus grande concertation avec l'ensemble des
acteurs sociaux, des mouvements familiaux et de personnalités
qualifiées, afin de préparer la conférence de la famille.
Les travaux porteront sur les jeunes âgés de 11 à 18 ans, période qui
correspond à l'âge de l'entrée au collège jusqu'à l'acquisition de la
majorité. Notre pays compte plus de 5 millions d'adolescents.
Trois groupes de travail réunissant l'ensemble des acteurs
de la politique familiale sont appelés à émettre des propositions
qui serviront de base aux travaux de cette conférence :
- le premier d'entre eux, dénommé "adolescence : projet personnel et
engagements collectifs" aura pour tâche de réfléchir au cadre
juridique et aux mesures incitatives favorisant non seulement
l'engagement des adolescents, notamment dans des actions de
solidarité de proximité, mais aussi l'orientation professionnelle
et la découverte des métiers, une meilleure connaissance du monde
du travail, la construction d'un projet personnel et la réussite
d'une première approche de l'emploi ;
- le deuxième groupe, intitulé "santé, adolescence et familles",
devra se pencher sur les problématiques de santé liées à
l'adolescence et réfléchir aux dispositifs permettant la mise en
place de lieux où les adolescents pourront trouver une écoute et
des réponses à leurs soucis de santé, tels que des maisons de
l'adolescence, et à leurs difficultés familiales ou scolaires ;
- le troisième groupe, dénommé "adolescence, familles et loisirs",
s'attachera plus particulièrement à définir une action de pédagogie et
de communication tant à l'égard des parents que des adolescents,
permettant ainsi de mieux faire connaître et de faciliter l'accès
aux activités culturelles, sportives et de loisirs proposées aux
adolescents. Ce groupe apportera sa contribution à la politique de
l'éducation à l'image menée par les pouvoirs publics.
Participation du MMMFrance à la conférence de la famille
2004 dans le cadre du Groupe n° 3
Enfin, l'ensemble des travaux préparatoires sera placé sous le signe
des technologies de l'information et de la communication, qui sont
indissociables du monde des adolescents d'aujourd'hui.
A cet égard, un forum de discussion s'adressant principalement aux
adolescents sera créé afin de recevoir leurs réactions et
contributions et leur permettre de débattre sur les travaux des
groupes qui rendront leurs propositions pour le 15 février 2004.
Quelques
premières mesures du gouvernement Raffarin
en faveur des familles
• Plus d’aide pour les emplois à domicile.
Pour les familles qui emploient quelqu’un à leur domicile, le plafond
de l'aide fiscale pour emploi à domicile sera porté de 6.900 à 10.000
euros, soit une réduction fiscale maximale de 5.000 euros, contre 3.450
cette année. Ceci concerne principalement les familles faisant garder
leurs enfants à domicile et les personnes âgées qui utilisent une
aide à domicile. Rappelons que cette réduction était jusqu’en 1997
de 90.000 Francs par an, soit 45.000 Francs d’économie d’impôts
(6.860 €) avait été depuis réduite de moitié.
Certes, cette mesure
semble bénéficier particulièrement aux familles aisées ayant les
moyens d’employer quelqu’un à leur domicile, mais elle est en fait
plus large :
o Elle contribue à lutter contre le travail au noir et
donne à toutes les employées de maison plus de chance d’avoir un
vrai statut et de prévoir l’avenir en termes de maladie, retraite,…
o Elle peut favoriser l’embauche de « nounous » par un certain
nombre de famille, libérant de ce fait même des places chez les
assistantes maternelles et en crèche.
• Augmentation du plafond du quotient familial
Le plafonnement du quotient familial (c'est-à-dire la baisse d’impôt
maximale obtenue pour chaque demi-part fiscale) sera légèrement relevé.
Même si la progression de ce plafond pour 2003 n’est pas très élevée,
elle se conjuguera avec la baisse du barème d’imposition et représentera
une économie supplémentaire pour un certain nombre de famille «
moyennes ». Rappelons que ces familles « moyennes » avaient été les
plus pénalisées par la baisse du plafond du quotient familial de
16.000 à 11.000 Francs /1677 € en 1997.
• Les grands-parents encouragés à aider leurs petits
enfants
Pour les grands-parents qui souhaitent aider leurs petits-enfants en
leur transmettant une partie de leur patrimoine, l’abattement pour les
donations entre grands-parents et petits-enfants est doublé. On peut désormais
donner 30.000 € tous les 10 ans à chacun de ses petits-enfants en
franchise d’impôt. Ceci permettra de relancer l’effort de solidarité
financière entre les générations, alors que l’espérance de vie
s’est fortement allongée.
Mais les vraies mesures de politique familiale du gouvernement
Raffarin ne seront pas connues avant le printemps 2003 où doit avoir
lieu une Conférence sur la Famille. Les travaux préparatoires de cette
conférence devraient être lancés mi-octobre 2002. Ils devraient
porter prioritairement sur : - la remise à plat des prestations liées
à la garde du petit enfant et la création d’une « allocation de
libre choix », - la réflexion sur les services destinés aux familles,
- les métiers de la petite enfance, - la conciliation de la vie
familiale et de la vie professionnelle.
Marie-Laure des Brosses et Delphine Bonjour (du MMMF)
11 jours pour les nouveaux pères !
Depuis le 1er janvier dernier, la durée du congé de paternité a été
portée à 11 jours ouvrés. S'il ne peut être fractionné, il peut
s'ajouter à des vacances ou à des journées de RTT. Il doit être pris
dans les quatre mois suivant la naissance. Il faut en avertir son
entreprise un mois auparavant. Des indemnités journalières seront versées,
calculées comme celles attribuées à la mère.
Convention
relative aux droits de l'enfant (Nations
Unies, 20 nov 1989)
Le
Mouvement Mondial des Mères a été une des dix associations à
participer à la rédaction de cette convention
Convaincus que la famille, unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté.
Reconnaissant que l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur , d'amour et de compréhension (...)
Les
Etats parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du
principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune
pour ce ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement.
La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement
incombe au premier chef aux parents(...).Ceux-ci doivent être guidés
avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant.
(...)Les Etats parties accordent l'aide appropriée aux parents (...) Art
18
C'est
aux parents ou autres personnes ayant la charge de l'enfant qu'incombe
au premier chef la responsabilité d'assurer, dans les limites de leurs
possibilités et de leurs moyens financiers , les conditions de vie
nécessaires au développement de l'enfant.(...) Art 27
Les
Etats parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à :
(...) inculquer à l'enfant le respect de ses parents. (...) Art 29