Dossier La drogue
réalisé grâce à l'association : action des mères pour une Enfance Sans Drogue 
 

 Introduction   .  Fiches Techniques  :     Cannabis  Lsd Amphétamine  -  EcstasyHéroïne  -  Cocaïne -   Conclusion

 

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Une thèse vient d'être donnée au Docteur Chamayou à la faculté de médecine et de pharmacie de Rouen fin 2002
 
En voici quelques extraits : conclusions
- N° 2: Entraîne des troubles de toutes les mémoires(prouvé)
- N° 3: Entraîne une baisse de la capacité à s'organiser
- N° 4: multiplie par 4 le risque de maladie mentale grave ( apparition même avec une seule prise)
- N° 18: schizophrénie, peut la créer, la révéler, l'aggraver
Lire la thèse
 

LE CANNABIS 

Le cannabis est la porte d'entrée dans les drogues.  

HASCHICH (appelé aussi SHIT, TOSH)

C'est de la résine de cannabis séché … Il s’achète sous forme de barrettes, plaquettes de 3 à 5 grammes ou de savonnettes (save), morceaux de 250 grammes.  

Il se fume pur ou mélangé à du tabac, roulé dans deux feuilles de papier à cigarette. Il peut aussi s’inhaler, on parle alors de bhang, de douille ou de narguilé.  
Le shit peut être coupé à l’héroïne, au LSD.

Le haschich peut avoir un taux de THC très variable(THC : TetraHydroCannabinol, un des principes actifs du cannabis) . Cela dépend de son origine et du mélange réalisé .Le THC perturbe le Système Nerveux Central. 
Le cannabis, actuellement très consommé par les jeunes, peut contenir jusqu’à 35% de THC. 
Le THC est un hallucinogène. L’Organisation Mondiale de la Santé a lancé un appel pour prévenir des cas de plus en plus nombreux de schizophrénies irréversibles liées au cannabis. Comme toutes les drogues, une utilisation régulière mène à la dépression.

HERBE, BEU, MARIJUANA  

Ce sont des feuilles et des fleurs de cannabis séchées et hachées : comme pour le haschich, la nocivité du produit est liée à son taux de THC. 
Elle se fume en pétard, joint, fumette comme pour le haschich. En narguilé, etc… 

HUILE DE CANNABIS 

Elle est obtenue par la distillation de feuilles ou de résines de cannabis. Sa toxicité est très élevée : elle peut contenir jusqu’à 60% de THC. 
Elle se fume après avoir été déposée sur une cigarette.


Conséquences de la consommation de ces produits :
- des problèmes respiratoires (toux, bronchites chroniques)
- de la fatigue
- une déshydratation (soif intense)
- un affaiblissement des défenses immunitaires
- une diminution anormale des spermatozoïdes, une baisse de la virilité
- chez les femmes enceintes, le cannabis passe la barrière placentaire et agit sur l’enfant à naître.
- des schizophrénies, idées fixes et hallucinations
- désorganisation de la pensée
- la perte des repères sociaux, l'affaiblissement de l’état de conscience
- l'échec scolaire
- l'ivresse cannabique
- des troubles de la mémoire
- des difficultés de concentration
- une perte de la volonté
- des actes de violence
- modification de la perception du temps et des distances
- pouvoir cancérigène supérieur à celui du tabac

Temps d’élimination du cannabis 

Pour éliminer 50% de l’alcool absorbé, il faut à l’organisme 6 à 8 heures. C'est la demi-vie de l’alcool.

De la même façon, la demi-vie du cannabis est de 96 heures (4 jours). Néanmoins, il reste stocké dans les graisses pendant 28 jours, période pendant laquelle le consommateur aura du mal à s’en passer si on lui en propose. Le produit sera réactivé en cas de stress, de peur (ce qui explique certains accidents de scooters et de voitures) ou de colère... Au fur et à mesure des prises, les stocks dans les graisses s’additionnent. 

L'organisme tente de s'adapter aux perturbations provoquées par le produit et devient rapidement tolérant, puis dépendant.

Attention à la désinformation !

Nous sommes loin des joints de 1968 : le cannabis contenait 0,6% à 6% de THC et il était consommé la plupart du temps en pétards qui tournaient à l'intérieur du groupe.

Ce qui a changé : 
Depuis 1995, le taux de THC a énormément augmenté (manipulations génétiques et cultures sous abris) : il peut atteindre jusqu'à 35%.
Maintenant, les jeunes recherchent la "défonce".

Rapport de l’Académie des Sciences, France 1997 

"Les effets nocifs du cannabis sur la santé tant sur le plan psychique que physique existent. Le cannabis altère la mémoire en affectant le système cérébral servant à filtrer les informations et intervenant dans le processus de mémorisation. Le cannabis affecte le système reproductif. Le cannabis affaiblit le système de défense immunitaire de l’organisme. Le cannabis provoque chez le consommateur un syndrome caractérisé par l’indifférence à la vie, la démotivation, le désintérêt pour toutes activités qu’elles soient scolaires, sportives, culturelles. Le cannabis prédispose à consommer des drogues plus puissantes tout simplement parce que l’organisme s’habitue. "

Quelques réflexions :

Docteur Koopman, directeur du centre de réhabilitation "l'espoir" en Hollande :

"Tout gros fumeur de cannabis ne va pas fatalement s'adonner à l'héroïne. Cependant, nous constatons que 90% des drogués à l'héroïne étaient, d'abord, des consommateurs de cannabis […] On assiste en même temps à une montée spectaculaire de la criminalité chez les jeunes, liée à l'abus de drogues dites douces."

Professeur Ashton, School of Neurological Sciences, University of Newcastle (GB)

"Le fumeur de cannabis à haute teneur en T.H.C. devient très demandeur rapidement. […]Des joints à haute teneur en T.H.C. développent chez le consommateur une accoutumance telle qu'il voudra une teneur de plus en plus élevée pour pouvoir planer comme à son habitude. […] Pour la première fois, nous voyons apparaître les symptômes de l'état de manque. […] En Hollande, 70% du cannabis consommé dans les coffee shops sont du Nederweit qui contient jusqu'à 35% de T.H.C., alors qu'en 1979, le cannabis en contenait 0,6% à 6%."

Courrier International (n°493 avril 00)

"Aux Pays-Bas, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent en ce moment contre la tolérance des autorités vis-à-vis de la toxicomanie."
La Hollande est le pays qui connaît le plus grand taux de criminalité d'Europe.

Claude Olievenstein (La Drogue, 30 ans après, octobre 2000) 

En 1970 : "…coexistaient deux groupes bien distincts : les amateurs de drogues douces, expérimentales, genre L.S.D. 25, qui n'entraînaient pas de dépendance, disait-on, où l'on conservait la maîtrise de soi, et les junkies, adeptes des drogues dures."  
LES DROGUES DOUCES N'EXISTENT PAS !
Nous connaissons aujourd'hui les terribles effets du L.S.D. sur la personne. En 1970, on accusait les personnes qui luttaient contre cette substance de diaboliser.

Extraits du livre « Et si on parlait du haschich », Marie-Christine d’Welles,
 
Presses de la Renaissance  

Clotilde, 17 ans, milieu social artistique, Nancy :
Quand on fume tout le temps, ça nous paraît impossible d’arrêter. Quand on a décidé de faire le premier pas, c’est à ce moment là qu’on se rend compte qu’on était loin de notre état normal. On a l’impression de redevenir nous-mêmes. Vous pouvez souligner « nous-mêmes ». (silence) C’est très difficile d’arrêter. »

Sabrina, 18 ans, milieu social cadre, Toulon :
Fumer ça démotive. On est intéressé par rien… par rien. Dès le matin, on est vaseux. La journée commence, on fume un p’tit joint… et ce sera pareil, on sera intéressé par rien et par personne… ça il faut le dire. »

Deux exemples en Europe :

En Suède,
il y a eu libéralisation du cannabis de 1970 à 1980 : 
les résultats ont été la hausse de la toxicomanie et de la criminalité. 
De 1980 à 1990, une politique de répression a été mise en place : les jeunes fumeurs de haschich sont passés de 14,5% en 1972 à 3% en 1995.

Les Pays-Bas, qui ont légalisé le cannabis depuis des années ont actuellement le taux de criminalité d’Europe le plus élevé.

Remarque :

Il faut 6 à 8 mois à un consommateur régulier pour arrêter complètement sa consommation de cannabis. Ne jamais oublier qu’un consommateur contaminé par le cannabis est sous l’effet du produit. Il n’a donc plus la volonté de s'y soustraire.

Il faut diminuer puis arrêter sa consommation de soi-même. Seule l'abstinence permet un sevrage total et sans danger. Les antidépresseurs ne peuvent pas servir de substituts, ils compromettent gravement le sevrage.