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Les
chiffres de la violence
dans les colllèges et les lycées
(1999 - 2000)
225 000 incidents par trimestre dont :
- 2,8 % de faits graves (900 agressions de personnes, 1600
actes graves contre les biens) 2,6 % l'an dernier.
- 38% de violences verbales. 40% l'an dernier
- 24,8 % de dégradations (vandalisme, tags, débuts
d'incendie). 20,2 % l'an dernier.
- 13,8 % d'atteintes aux personnes. 16,8 % l'an dernier
- 3,3% de consommation ou trafic de drogues. 2,2 % l'an
dernier
- 2% de port d'armes blanches ou bombes lacrymogènes . 1%
l'an dernier
(source : La lettre des Parents N° 188)
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Trop
de télévision par jour augmente les risques d'agressivité
WASHINGTON (AFP), le 29-03-2002
Des chercheurs américains viennent pour la première fois de mettre en
évidence les effets à long terme de la violence télévisée chez les
adolescents sur leurs comportements d'agressivité à l'âge adulte.
Selon une équipe de psychologues dirigée par le Dr Jeffrey Johnson, de
l'Université de Columbia et de l'Institut psychiatrique de l'Etat de
New York, les adolescents et jeunes adultes qui passent plus d'une heure
par jour devant la télévision sont plus susceptibles de faire preuve
ultérieurement d'agressivité.
Ces travaux, publiés dans la revue américaine Science d'avril 2002, sont les premiers du genre à se pencher sur les effets à
long terme de la télévision sur les comportements adultes.
Ces recherches ont été réalisées auprès de plus de 700 jeunes
suivis sur une période de 18 ans allant de l'adolescence à l'âge
adulte. La méthodologie a consisté à les classer en trois groupes:
moins d'une heure de TV quotidienne, entre une et trois heures, plus de
trois heures.
L'agressivité a été évaluée lors d'entretiens (quatre en 18 ans
avec les jeunes et leur mère) ainsi que par l'analyse des fiches
d'arrestation de la police et des casiers judiciaires. Les actes
violents ont été regroupés par âge de survenance (autour de 16, 22
ou 30 ans).
De trois à cinq actes violents par heure surviennent en moyenne à la télévision
aux heures de grande écoute ("prime time") et entre 20 à 25
par heure dans les programmes destinés aux enfants. Les chercheurs ont
donc postulé que la durée passée devant la télévision était
fortement corrélée avec la quantité de violence médiatisée absorbée
par les jeunes.
Ils ont trouvé que seulement 5,7% des adolescents qui passaient moins
d'une heure chaque jour devant la télévision commettaient des actes
violents à la fin de l'adolescence et au début de l'âge adulte,
contre 22,5% de ceux qui regardent la télévision entre une et trois
heures et 28,8% qui la regardent plus de trois heures.
"Ces résultats suggèrent que, au moins durant la jeune
adolescence, les parents responsables doivent éviter d'autoriser leurs
enfants à regarder la télévision durant plus d'une heure par jour.
C'est le seuil à partir duquel le risque augmente", affirme le Dr
Jeffrey Johnson.
Les psychologues Craig Anderson et Brad Bushman, du département de
psychologie de l'Université de l'Etat de l'Iowa, soulignent la portée
de cette étude pionnière, la "première à lier l'exposition à
la télévision durant l'adolescence et le début de l'âge adulte à
l'agression ultérieure, et qui contredit l'hypothèse commune selon
laquelle la violence dans les médias n'affecte que les enfants".
"En dépit du consensus parmi les experts, ajoutent-ils, la
population ne semble pas recevoir le message de la presse que la
violence dans les médias contribuent à une société plus
violente".
Pour Chris Boyatzis, professeur de psychologie à l'Université de
Bucknell, spécialisé dans les processus de socialisation religieuse au
sein de la famille, l'une des explications de ces conclusions alarmantes
pourrait résider en partie dans la démission parentale.
"Ces familles où l'on passe beaucoup de temps devant la télévision
sont peut-être aussi celles où l'éducation morale et personnelle est
la moins prononcée. Une raison en est que lorsque les membres d'une
famille regardent la télévision, ils se parlent peu et n'interagissent
pas beaucoup", affirme-t-il.
Pire, souligne le chercheur, des études ont montré que 75% des enfants
regardent la télé seuls, sans la présence de leurs parents qui
pourraient autrement utilement servir de "filtres aux toxines de la
fange culturelle télévisée".
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