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LES EFFETS DE L’ALCOOL SUR L’ORGANISME |
L'alcool passe directement
dans le sang
L'alcoolémie, c'est le taux d'alcool présent dans
l'organisme. Elle s'exprime en gramme d'alcool par litre
de sang. Par exemple, un taux de 0,5 signifie une
présence de 0,50 g d'alcool par litre de sang. C'est le
foie qui prend en charge l'essentiel de l'élimination
de l'alcool en le transformant pour plus de 90 %. Le
reste est évacué par les poumons (dans l'haleine), les
reins (par l'urine) et la peau (par la sueur). Il faut
savoir que la capacité du foie à éliminer l'alcool est
limitée à 2,4 g/l de sang par jour en moyenne. Au-delà
de 3 g/l, il peut y avoir coma et, au-delà de 5 g/l, il
y a risque mortel. En principe, chaque verre fait monter
l'alcoolémie de 0,15 à 0,20 g/l. Mais en réalité, cela
dépend des personnes, suivant leur sexe, leur poids et
leur âge.
Seul le temps dégrise
Dans tous les cas, rien ne peut accélérer le travail
d'élimination du foie : ni l'exercice physique, le froid
ou la chaleur, ni même l'absorption d'aliments ou de
médicaments. Seul le temps permet de faire baisser
l'alcoolémie et la capacité d'élimination varie d'un
individu à l'autre. Un individu en bonne santé élimine
en moyenne 0,15 g d'alcool par heure. Résultat, si un
verre s'avale en quelques secondes, il faut 90 minutes
au minimum pour l'éliminer ! Sans oublier que, consommé
à jeun, l'alcool se diffuse plus rapidement dans
l'organisme que lorsqu'il est pris au cours d'un repas
et manifeste donc ses effets plus vite.
Le danger pour le corps, c'est l'abus
Le danger pour le corps, c'est l'abus
Quand il y a consommation abusive, les effets de
l'alcool sur l'organisme sont multiples : du simple
effet désinhibant à la maladie, en passant par des
troubles du comportement..., l'usage abusif des boissons
alcoolisées peut entraîner un processus de détérioration
générale de l'organisme et du psychisme.
Comme nous l'avons vu, l'alcool passe directement dans
le sang. Par conséquent, les principaux organes vitaux
sont touchés et risquent, en cas de consommation abusive
et répétée, de développer des maladies : le cœur
(troubles cardio-vasculaires), l'estomac et l'appareil
digestif (ulcères, cancers, hépatites), le foie
(cirrhose) et le cerveau (neurones atteints).
-
La muqueuse gastro-intestinale est à l'évidence la
voie majeure d'absorption. Les brûlures du matin ne
sont que le premier des symptômes de l'agression.
Depuis quelques années, on sait que le cancer du
tube digestif est souvent lié à l'abus d'alcool. Et
quand alcool et tabac s'associent, c'est carrément
la catastrophe : une très nette augmentation du
risque de cancer de l'œsophage, de la bouche, du
larynx et du pharynx.
-
Le foie, qui transforme l'alcool, peut être lui
aussi gravement touché. Par les hépatites d'abord.
Et, au-delà d'une consommation quotidienne d'un
litre de vin, ou l'équivalent en poids d'alcool, par
le risque de cirrhose, maladie sournoise qui ne se
fait annoncer par aucun trouble, ne se déclare
jamais avant l'âge de 40 ans pour les hommes, et 30
ans pour les femmes, mais qui se conclut par la mort
de 7 malades sur 10...
-
Sur l'appareil cardio-vasculaire, si l'usage sage et
modéré d'alcool semble agir comme un protecteur,
l'alcoolisme chronique altère tous les segments.
D'où :
• l'hypertension artérielle ;
• la fragilité capillaire, qui n'est pas seulement
responsable de la couperose (partie visible de
l'iceberg) du visage ou du nez, mais peut aller
jusqu'à l'accident vasculaire cérébral gravissime ;
• myocardites éthyliques, inflammations de la paroi
du cœur.
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LES SEUILS DE
CONSOMMATION A MOINDRE RISQUE |
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En
1980, un comité d'experts de l’Organisation Mondiale de
la Santé (1) mettait en évidence que les risques liés à
la consommation de boissons alcoolisées augmentent
au-delà de certains seuils.
Sur la base de ces travaux, les
pouvoirs publics et les organismes de santé publique
recommandent de ne pas consommer plus de :
-
2 unités d’alcool par jour pour les femmes
-
3 unités d’alcool par jour pour les hommes
-
4 unités d’alcool pour les consommations occasionnelles
-
0 unité d’alcool, au moins un jour par semaine et dans le
cadre de
situations à risque
Le
concept «
unité d’alcool » est utilisé pour définir la
quantité d’alcool contenue dans un verre ou une
bouteille. Pour se repérer, on peut dire qu’une unité
d’alcool correspond à 10 grammes d’alcool pur.
Le respect de ces recommandations
n’assure pas avec certitude l’absence de tout risque,
dans la mesure où chacun réagit différemment selon sa
corpulence, son sexe et son état de santé. Les experts
considèrent toutefois que ce risque est faible. A
contrario, plus on dépasse les seuils définis, plus le
risque est important. Et en aucun cas, les unités ne
peuvent se reporter d’un jour à l’autre : si vous n’avez
pas consommé d’alcool une journée, cela ne signifie pas
que vous pouvez consommer le double des recommandations
le jour suivant !
Destinés à limiter les risques pour
la santé, ces seuils sont sans rapport avec le taux
d’alcoolémie toléré pour la
conduite automobile.
Pour
en savoir plus sur les unités d’alcool, les seuils de
consommation à moindre risque et évaluer sa consommation
en unités d’alcool, rendez-vous sur le site
www.2340.fr
(1) WHO
(Organisation Mondiale de la Santé). Problems related to
alcohol consumption. Report of the expert committee.
Geneva : World
Health Organisation, 1980.
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LES EFFETS DE L’ALCOOL CHEZ LA
FEMME ENCEINTE |
Une consommation d’alcool pendant la grossesse, même
ponctuelle ou modérée, peut entraîner des risques
importants pour l’enfant à naître. Elle engendre une
intoxication alcoolique du fœtus qui perturbe le
développement des organes.
- Lorsqu’une femme enceinte consomme une boisson
alcoolisée, l’alcool n’est pas filtré par le
placenta et de ce fait, traverse aisément la
barrière placentaire. Il se retrouve dans le liquide
amniotique et le sang fœtal. Le fœtus a donc une
alcoolémie identique à celle de sa mère. Le risque
d’atteinte fœtale est lié en général à la dose et à
la durée de l’imprégnation maternelle.
- Principales caractéristiques du Syndrome
d’Alcoolisation Fœtale :
-
Malformations
cérébrales qui vont être responsables de
déficits intellectuels, de déficits de
l’apprentissage, de troubles de l’attention et
d’hyperactivité. L’alcoolisation fœtale est la
première cause de retard mental d’origine non
génétique de l’enfant ;
-
Retard de
croissance intra-utérin qui apparaît dès le
milieu de la grossesse, et qui intéresse tous
les paramètres biométriques ;
-
Dysmorphie
crânio faciale (qui peut être évoquée à
l’échographie sur les caractéristiques du
profil) ;
- Des malformations sont retrouvées
dans 25% des cas environ et sont corrélées à
l’importance de l’alcoolisation. Les plus
caractéristiques touchent le cœur, le squelette,
l’appareil urogénital et la peau.
Il est recommandé aux femmes enceintes de
s’abstenir de toute consommation d’alcool,
jusqu’à la fin de l’allaitement le cas échéant.
Cette recommandation vaut pour toutes les
occasions de consommation, qu’elles soient
quotidiennes ou ponctuelles.
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LES EFFETS DE L’ALCOOL
AU VOLANT |
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Même à faible dose, l’alcool agit sur le
cerveau et diminue les capacités à conduire
• Rétrécissement du champ visuel
• Réduction de la vigilance et de la résistance
à la fatigue
• Diminution des réflexes
• Altération de la capacité à apprécier les
distances
• Augmentation de la sensibilité à
l’éblouissement
• Excès de confiance en soi
• Etc.
Au-delà de 2 unités d’alcool, la limite légale
de 0,5g/l de sang est en général dépassée. Les
conditions d’augmentation du taux d’alcoolémie
sont variables selon les personnes et les
situations de consommation. Il est donc
préférable de vous tester avant de prendre le
volant à l’aide d’un éthylotest chimique ou
électronique.
SEUL LE TEMPS AGIT
Dans le cadre d’une consommation d’alcool, rien
ne peut accélérer le travail d'élimination du
foie : ni l'exercice physique, le froid ou la
chaleur, ni même l'absorption d'aliments ou de
médicaments. Seul le temps permet de faire
baisser l'alcoolémie et la capacité
d'élimination varie d'un individu à l'autre.
Quelle que soit la quantité consommée, le taux
maximal sera atteint après 30 à 45 minutes à
jeun, 1h au cours d’un repas.
SANCTIONS ENCOURUES
Si votre taux d'alcool est compris entre 0,5 et
0,8 gramme par litre de sang : vous risquez une
amende forfaitaire de 135 Euros et la perte de
six points du permis de conduire. En cas de
comparution devant le tribunal (par décision du
procureur de la République ou de contestation de
l'amende forfaitaire), vous risquez également
une suspension du permis de conduire.
Si votre taux d'alcool est supérieur à 0,8
gramme par litre de sang : vous risquez d'être
puni de 2 ans d'emprisonnement et de 4 500 euros
d'amende. Ce délit donne lieu à la perte de six
points du permis de conduire.
– Pour les conducteurs de transports en commun
(autobus et autocars), le taux maximal
d'alcoolémie autorisé est fixé à 0,2 gramme
d'alcool par litre de sang.
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COMMENT CONTRÔLER SON ALCOOLEMIE ?
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Comptez les verres
La façon la plus simple de contrôler - approximativement
- son alcoolémie, c'est en premier lieu de compter tous
les verres bus (ou unités d’alcool) pendant la soirée.
N'en oubliez aucun sous prétexte qu'ils ont été espacés
dans le temps.
Rappelez-vous qu’une unité d’alcool ou un verre de vin,
de bière, de whisky ou d'apéritif contiennent à peu près
la même quantité d'alcool, c'est-à-dire environ 10 g
d'alcool pur. Et prenez en compte le fait que les doses
sont souvent plus généreuses chez soi ou chez des amis
qu'au bar ou en boîte ; la quantité d'alcool est donc
supérieure !
Une formule simple à retenir : 2 verres = 2 unités
d’alcool = 0,5 g/l environ. En principe, chaque "unité"
fait monter le taux d'alcoolémie de 0,15 à 0,20 g en
moyenne. Mais attention, chez certaines personnes, ce
taux augmente jusqu'à 0,30 g par verre...
Soufflez dans le ballon ou dans la borne éthylotest
Plus fiable et très facile à utiliser, l'éthylotest
individuel jetable (le "ballon") est en vente libre dans
les grandes surfaces, stations-service, bureaux de
tabac, pharmacies, etc. à moins de 1 euro l'unité. Si
vous devez utiliser un éthylotest, choisissez-en un
conforme à la norme NF. Si votre autotest révèle que
vous êtes en-dessous du seuil de 0,5 g/l, vous pouvez
conduire, mais avec prudence, car les effets de l'alcool
se ressentent bien avant ce taux. Si votre alcoolémie
est égale ou supérieure à 0,5 g/l, vous ne devez en
aucun cas prendre le volant sous peine d'un risque accru
d'accident, de sanctions pénales mais aussi de
conséquences importantes concernant les assurances : un
automobiliste provoquant un accident en état
d'alcoolémie ne sera pas remboursé des réparations de sa
voiture et ne sera pas défendu par sa société
d'assurances devant le tribunal correctionnel.
Sinon des bornes éthylotests à disposition dans certains
établissements de nuit vous permettront d’obtenir un
résultat d’une fiabilité maximale puisque l’éthylotest
intégré est identique à celui des forces de l’ordre.
Que faire si vous avez bu ?
Passez les clés de votre véhicule à quelqu’un qui n'a
pas consommé de boissons alcoolisées.
Retardez votre départ et attendez que le taux
d'alcoolémie baisse. Un individu en bonne santé élimine
en moyenne 0,10 à 0,15 g par heure. La patience
s'impose. Et rappelez-vous que le temps est le seul et
unique remède contre l'alcoolémie.
Utilisez les transports en commun, un taxi, un parent...
Si vous êtes passager d'un conducteur qui a bu, essayez
de le dissuader de prendre le volant.
Pour évaluer votre taux d’alcoolémie en fonction de
votre consommation, rendez-vous sur l’alcootest en ligne
du site www.2340.fr, rubrique « situations à risque »
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L’ALCOOLODEPENDANCE |
Du délice au délire
En France, des millions de personnes
souffrent aujourd'hui de dépendance à l'alcool.
Mais de quoi s'agit-il exactement ? Comment détecter les
signes de l'alcoolisme ? Et comment s'en sortir ?
Ça commence par un goût agréable, puis un effet
euphorisant, moins d'angoisse et de complexes..., puis
le corps s'habitue aux délices de cette "ivresse
légère". A vouloir retrouver trop souvent les premières
sensations, il va falloir à la longue augmenter les
doses. On quitte alors le vocabulaire de l'œnologie pour
aborder celui de l'intoxication. Après l'accoutumance,
et donc la banalisation du plaisir, viennent la
dépendance et ses malaises : on ne peut plus se passer
d'alcool.
Pas le même danger pour tous
Difficile de définir une consommation
"normale". Une dose inoffensive pour certains fait
courir des risques à d'autres. Le passage à la
dépendance est presque plus une question de
vulnérabilité que de quantité. Les dépressifs,
impulsifs, anxieux, psychologiquement fragiles, tous
ceux qui ont des phobies (sociales, sexuelles, etc.),
des difficultés à communiquer, ont une sensibilité plus
aiguë face à l'alcool. On peut aussi avoir un entourage
de malades alcooliques : avoir pris des habitudes ou
hérité de caractéristiques génétiques...
Comment savoir si l'on devient dépendant ?
Premier signal d'alarme : le besoin d'alcool
dès le matin. A jeun, on éprouve des symptômes de
sevrage : tremblements, sueurs ou nausées... Même avec
la gueule de bois, on n'envisage pas d'arrêter. Sans son
quota d'alcool, on dort mal. Le caractère devient inégal
; on est anxieux, irritable. On entre en difficultés
relationnelles avec son entourage, dont on accepte peu
qu'il évoque le sujet. Le seuil de la dépendance
psychologique est dépassé. Le dépendant perd toute
capacité à moduler sa consommation. Il "remet ça", seul
comme avec ses amis. Il vit dans l'obsession.
Prendre conscience pour s'en sortir
Regarder la vérité en face, plutôt que de
laisser les autres en parler derrière son dos. Arrêter
d'occulter, et de nier, ce qui est un vrai problème.
Pour pouvoir aborder les solutions. C'est le plus
souvent un médecin qui pourra tirer la sonnette d'alarme
à propos de symptômes annexes (fatigue, etc.). Le
consommateur à risque, qui a élevé son seuil de
tolérance, sans être pour autant devenu dépendant du
premier verre, peut encore revenir en arrière et
ralentir son rythme. Avec une
aide médicale. Pour le
dépendant, il semble qu'il n'y ait pas d'autre issue que
l'abstinence. Il lui faut d'abord se désintoxiquer de
l'éthanol, puis reconstruire sa vie. C'est le plus
difficile.Guérit-on de l'alcoolisme ?
Si guérir veut dire retrouver sa liberté totale,
c'est-à-dire la faculté de boire sans excès et selon les
circonstances, les guérisons sont rares, voire
exceptionnelles. Mais on estime qu'au bout de dix ans,
après avoir franchi les obstacles d'une ou plusieurs
rechutes, 30 à 50 % des alcooliques abstinents se sont
stabilisés.
Comment se soigner ?
Les thérapies passent par la cure dite de
désintoxication. Le sevrage est facile. Il existe toute
une panoplie chimique pour aider à s'abstenir :
tranquillisants, antidépresseurs, vitamines... On en
sort reposé, en pleine forme. Mais les vraies
difficultés commencent ! Car l'extrême sensibilité à
l'éthanol n'a pas disparu. Certaines associations
d'anciens buveurs la comparent à une allergie qui peut
être réactivée par un assaisonnement de salade, une
sauce au vin, une cuillère de rhum dans un gâteau.
Le suivi psychologique
Pour soutenir son effort de volonté, on peut choisir de
prendre les médicaments qui associent l'absorption
d'alcool à une série de malaises. Mais le suivi
psychologique est indispensable. Pour les disciples de
Freud, l'alcoolisme est le symptôme d'une perturbation
profonde et la modification du rapport à l'alcool sera
le résultat d'une cure réussie. Les
"comportementalistes" travaillent sur le comportement de
leur malade. D'autres, avant tout pragmatiques,
utilisent des séries d'entretiens pour rassurer le
patient, lui faire retrouver l'estime qu'il a de
lui-même.
Les mouvements d'entraide
Quelle que soit la méthode choisie, l'alcoolique
abstinent, qui souffre toujours de solitude, va enfin
rencontrer des hommes et des femmes comme lui, capables
de le comprendre, de lui montrer le chemin de l'espoir.
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IDEES RECUES SUR L’ALCOOL |
Un whisky est plus dangereux qu'une bière
Faux. Il y a autant d'alcool dans un demi de
bière (25 cl) que dans un verre de whisky (4 cl), ou
encore un verre de vin (12,5 cl) et une dose de liqueur
(4 cl). Pourquoi ? Parce que la bière (5°) a un taux
d’alcool moindre que le vin (12°) ou le whisky (40°),
mais le volume est plus important. Souvenez-vous qu'un
verre de bière, de vin, de champagne ou d'alcool fort
(whisky, gin, vodka), tels qu'ils sont habituellement
dosés
dans les cafés et bars, contiennent
approximativement la même quantité d'alcool pur. Et
diminuez les doses quand vous êtes chez vous. Les verres
servis en privé sont souvent bien remplis.
Ajouter du soda dans son
whisky, c'est plus sûrFaux. Ajouter
du soda ou de l'eau ne modifie en rien le volume
d'alcool pur contenu dans le verre.
Un prémix est un soda
Faux. C'est un cocktail alcoolisé prêt-à-boire,
dont le degré d'alcool doit, en France, être indiqué sur
l'étiquetage
L'alcool réchauffe
Faux. C'est une idée très répandue mais c'est
pourtant le contraire qui se produit.
La sensation de "chaud" vient du fait que l'alcool
déplace la chaleur interne et l'amène à la surface de
l'organisme. Celui-ci, grâce aux terminaisons nerveuses,
l'enregistre mais cette chaleur n'est autre que celle du
buveur. En réalité, l'organisme refroidit.
L'alcool donne des forces
Faux. L’alcool procure parfois un effet
euphorisant qui peut diminuer la sensation de fatigue
pendant l’effort. Cependant, ces effets sont de courte
durée et n’ont pas d’impact réel sur la force physique.
L'alcool protège le cœur
Vrai et faux. Les
récentes études s'accordent à reconnaître qu’une
consommation modérée et régulière d'alcool (entre un et
trois verres par jour pour un homme / entre 1 et 2
verres par jour pour une femme) peut avoir des effets
protecteurs contre les maladies cardio-vasculaires.
Reste que la consommation abusive d'alcool est néfaste
pour le cœur et peut entraîner d'autres pathologies.
Quand j'ai bu, je me sens plus
à l’aise au volant
Faux. Il s’agit d’une illusion.
Les conducteurs ont le
cerveau "anesthésié" par l’alcool et peuvent avoir
le sentiment de mieux conduire. Or, leur organisme est
perturbé et les réflexes diminués.
Une heure suffit pour être de
nouveau apte à conduire
Faux. Avant que les
effets de l’alcool ne disparaissent, le conducteur
doit attendre un certain laps de temps, qui varie en
fonction de la quantité d’alcool absorbée, mais aussi de
son poids, son sexe, son âge... De manière générale, il
faut environ 1h pour éliminer 0,15 g d’alcool.
Un digestif favorise la
digestion
Faux. Malgré son appellation, le digestif
n’aide en aucun cas à digérer. Pour favoriser la
digestion, il est préférable de manger léger et
équilibré
Toutes les bières se valent
Faux. Les bières ont des teneurs en alcool
différentes. Certaines sont fortement alcoolisées (8 à
12 °). Vendues notamment en canette de 50 cl, elles
contiennent 4 fois plus d'alcool qu'une bière classique
commercialisée en canette de 25 cl.
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Sélection
de sites et associations
Hommes et femmes
Inégaux face à l'alcool
L'alcoolémie s'établit selon trois paramètres : la
quantité d'alcool absorbée, le poids de la personne et le
coefficient de dilution qui correspond au rapport entre la masse
liquide contenue dans l'organisme et le poids total. Ce
coefficient est de 70 % pour les hommes et de 60 % pour les
femmes. A poids égal et pour une même quantité d'alcool, les
hommes affichent donc une alcoolémie inférieure à celle des
femmes. Etant donné leur poids moins important, chaque verre
peut ainsi, pour les femmes, mais aussi pour les jeunes et les
personnes âgées, faire monter leur alcoolémie jusqu'à 0,30 g/l.
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Alcool et
médicaments
Le cocktail explosif !
Attention ! Le mélange médicaments-alcool peut être un cocktail
redoutable. D'un côté, de nombreux médicaments, comme les
somnifères, les tranquillisants, certains antibiotiques,
anti-inflammatoires ou anti-histaminiques, amplifient les effets
de l'alcool. De l'autre, l'alcool peut modifier les effets de
certains médicaments, soit en les contrariant, soit en les
modifiant ou en les accentuant, comme c'est le cas pour les
antidépresseurs, les anxiolytiques et les barbituriques.
L'abstinence s'impose.
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Chiffres
1 unité d'alcool =
1 verre de vin(10cl) =
1 verre de porto(6 cl)=
1 coupe de champagne(10cl)=
1/2 de bière(25cl)=
1 verre de wisky(3 cl)=
1 verre de pastis(3cl de pastis)=
Il faut 1 heure pour éliminer
1 unité d'alcool
source : Education pour la santé. Guide pratique
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C KI KI CONDUIT ?
Lorsque vous avez décidé de sortir en
groupe, SAM, le conducteur désigné, est celui qui va faire le
choix de ne pas consommer de boissons alcoolisées pour
raccompagner les autres en toute sécurité. C’est la solution
simple et efficace au risque alcool au volant lors des sorties.
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Le saviez-vous ?
A partir de 0,5 g/l, la vision latérale est diminuée d'environ
25 %. Ce qui explique le coup classique des rétroviseurs
arrachés au passage dans une rue étroite et celui du véhicule
que l'on n'avait pas vu débouler sur sa droite.
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Sachez déchiffrer
un alcootest
Si après avoir soufflé dans un alcootest, celui-ci affiche 0,30
mg, ne vous réjouissez pas trop vite. Le chiffre délivré par
l'éthylomètre électronique repose en effet sur une base
différente de la mesure officielle de l'alcoolémie calculée par
prise de sang. En effet, celle-ci s'évalue en g/l de sang
alors que l'éthylomètre indique une quantité d'alcool en
milligramme par litre d'air. La valeur "air" doit être doublée
pour traduire l'alcoolémie par litre de sang. Donc, si
l'éthylomètre affiche le chiffre de 0,30 mg par litre d'air
expiré, le gendarme aura raison de notifier un dépassement du
seuil d'alcoolémie autorisé, puisque cette mesure équivaut à 0,6
g d'alcool par litre de sang alors que le taux maximal toléré
est de 0,5 g/l.
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Le saviez-vous ?
Avec 3 verres de boissons alcoolisées, vous multipliez par 2 les
risques d'accidents mortels au volant.
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Et la drogue ?
D'après le ministère des Transports, 15 % des conducteurs
impliqués, chaque année, dans les accidents mortels de la
circulation ont consommé des produits psychotropes et illicites.
De nombreuses études internationales prouvent que le cannabis,
même pris en petite quantité, produit des effets proches de ceux
de l'alcool : diminution de la vigilance, perturbations de la
coordination motrice et sensorielle. En 2002, les pouvoirs
publics ont pris des mesures pour permettre le dépistage de
cannabis, de cocaïne, d'héroïne et d'autres drogues, même en
l'absence d'infraction.
Les forces de police et gendarmerie pratiquent régulièrement des
dépistages systématiques d’absorption de substances ou plantes
classées comme stupéfiants.
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Qu'est-ce que le
delirium tremens ?
Contrairement à ce que l'on croit souvent, cet état
(impressionnant) de confusion mentale, avec délire accompagné de
tremblements et d'hallucinations, n'est pas provoqué par la
surconsommation ou l'intoxication, mais par... le manque de
boisson. Pour éviter ce type d'accident, le sevrage des malades
se fait désormais en milieu hospitalier. |
5 millions de
personnes seraient exposées, en France, à des difficultés
d'ordre médical, psychologique et sociales liées à leur
consommation d’alcool.
2 millions d'entre elles sont alcoolo-dépendantes.
10 % de la population active du pays est concernée
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