Dossier sur l'Alcool

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Les effets de l'alcool sur l'organisme
Les seuils de consommation à moindre risque
Les effets de l'alcool chez la femme enceinte
Les effets de l'alcool au volant
Comment évaluer son alcoolémie
L'alcoolodépendance
Les idées reçues sur l'alcool
Carnet d'adresses
   

LES EFFETS DE L’ALCOOL SUR L’ORGANISME

L'alcool passe directement dans le sang

L'alcoolémie, c'est le taux d'alcool présent dans l'organisme. Elle s'exprime en gramme d'alcool par litre de sang. Par exemple, un taux de 0,5 signifie une présence de 0,50 g d'alcool par litre de sang. C'est le foie qui prend en charge l'essentiel de l'élimination de l'alcool en le transformant pour plus de 90 %. Le reste est évacué par les poumons (dans l'haleine), les reins (par l'urine) et la peau (par la sueur). Il faut savoir que la capacité du foie à éliminer l'alcool est limitée à 2,4 g/l de sang par jour en moyenne. Au-delà de 3 g/l, il peut y avoir coma et, au-delà de 5 g/l, il y a risque mortel. En principe, chaque verre fait monter l'alcoolémie de 0,15 à 0,20 g/l. Mais en réalité, cela dépend des personnes, suivant leur sexe, leur poids et leur âge.


Seul le temps dégrise

Dans tous les cas, rien ne peut accélérer le travail d'élimination du foie : ni l'exercice physique, le froid ou la chaleur, ni même l'absorption d'aliments ou de médicaments. Seul le temps permet de faire baisser l'alcoolémie et la capacité d'élimination varie d'un individu à l'autre. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,15 g d'alcool par heure. Résultat, si un verre s'avale en quelques secondes, il faut 90 minutes au minimum pour l'éliminer ! Sans oublier que, consommé à jeun, l'alcool se diffuse plus rapidement dans l'organisme que lorsqu'il est pris au cours d'un repas et manifeste donc ses effets plus vite.

Le danger pour le corps, c'est l'abus

Le danger pour le corps, c'est l'abus

Quand il y a consommation abusive, les effets de l'alcool sur l'organisme sont multiples : du simple effet désinhibant à la maladie, en passant par des troubles du comportement..., l'usage abusif des boissons alcoolisées peut entraîner un processus de détérioration générale de l'organisme et du psychisme.

Comme nous l'avons vu, l'alcool passe directement dans le sang. Par conséquent, les principaux organes vitaux sont touchés et risquent, en cas de consommation abusive et répétée, de développer des maladies : le cœur (troubles cardio-vasculaires), l'estomac et l'appareil digestif (ulcères, cancers, hépatites), le foie (cirrhose) et le cerveau (neurones atteints).

  • La muqueuse gastro-intestinale est à l'évidence la voie majeure d'absorption. Les brûlures du matin ne sont que le premier des symptômes de l'agression. Depuis quelques années, on sait que le cancer du tube digestif est souvent lié à l'abus d'alcool. Et quand alcool et tabac s'associent, c'est carrément la catastrophe : une très nette augmentation du risque de cancer de l'œsophage, de la bouche, du larynx et du pharynx.
     
  • Le foie, qui transforme l'alcool, peut être lui aussi gravement touché. Par les hépatites d'abord. Et, au-delà d'une consommation quotidienne d'un litre de vin, ou l'équivalent en poids d'alcool, par le risque de cirrhose, maladie sournoise qui ne se fait annoncer par aucun trouble, ne se déclare jamais avant l'âge de 40 ans pour les hommes, et 30 ans pour les femmes, mais qui se conclut par la mort de 7 malades sur 10...
     
  • Sur l'appareil cardio-vasculaire, si l'usage sage et modéré d'alcool semble agir comme un protecteur, l'alcoolisme chronique altère tous les segments. D'où :
    • l'hypertension artérielle ;
    • la fragilité capillaire, qui n'est pas seulement responsable de la couperose (partie visible de l'iceberg) du visage ou du nez, mais peut aller jusqu'à l'accident vasculaire cérébral gravissime ;
    • myocardites éthyliques, inflammations de la paroi du cœur.

 

 

LES SEUILS DE CONSOMMATION A MOINDRE RISQUE

En 1980, un comité d'experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (1) mettait en évidence que les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées augmentent au-delà de certains seuils.

Sur la base de ces travaux, les pouvoirs publics et les organismes de santé publique recommandent de ne pas consommer plus de :

  • 2 unités d’alcool par jour pour les femmes
  • 3 unités d’alcool par jour pour les hommes
  • 4 unités d’alcool pour les consommations occasionnelles
  • 0 unité d’alcool, au moins un jour par semaine et dans le cadre de situations à risque

Le concept « unité d’alcool » est utilisé pour définir la quantité d’alcool contenue dans un verre ou une bouteille. Pour se repérer, on peut dire qu’une unité d’alcool correspond à 10 grammes d’alcool pur.


Le respect de ces recommandations n’assure pas avec certitude l’absence de tout risque, dans la mesure où chacun réagit différemment selon sa corpulence, son sexe et son état de santé. Les experts considèrent toutefois que ce risque est faible. A contrario, plus on dépasse les seuils définis, plus le risque est important. Et en aucun cas, les unités ne peuvent se reporter d’un jour à l’autre : si vous n’avez pas consommé d’alcool une journée, cela ne signifie pas que vous pouvez consommer le double des recommandations le jour suivant !

Destinés à limiter les risques pour la santé, ces seuils sont sans rapport avec le taux d’alcoolémie toléré pour la conduite automobile.

Pour en savoir plus sur les unités d’alcool, les seuils de consommation à moindre risque et évaluer sa consommation en unités d’alcool, rendez-vous sur le site www.2340.fr

 
(1) WHO (Organisation Mondiale de la Santé). Problems related to alcohol consumption. Report of the expert committee. Geneva : World Health Organisation, 1980.


 

 

LES EFFETS DE L’ALCOOL CHEZ LA FEMME ENCEINTE

Une consommation d’alcool pendant la grossesse, même ponctuelle ou modérée, peut entraîner des risques importants pour l’enfant à naître. Elle engendre une intoxication alcoolique du fœtus qui perturbe le développement des organes.
  • Lorsqu’une femme enceinte consomme une boisson alcoolisée, l’alcool n’est pas filtré par le placenta et de ce fait, traverse aisément la barrière placentaire. Il se retrouve dans le liquide amniotique et le sang fœtal. Le fœtus a donc une alcoolémie identique à celle de sa mère. Le risque d’atteinte fœtale est lié en général à la dose et à la durée de l’imprégnation maternelle.
     
  • Principales caractéristiques du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale :
  • Malformations cérébrales qui vont être responsables de déficits intellectuels, de déficits de l’apprentissage, de troubles de l’attention et d’hyperactivité. L’alcoolisation fœtale est la première cause de retard mental d’origine non génétique de l’enfant ;

  • Retard de croissance intra-utérin qui apparaît dès le milieu de la grossesse, et qui intéresse tous les paramètres biométriques ;

  • Dysmorphie crânio faciale (qui peut être évoquée à l’échographie sur les caractéristiques du profil) ;

  • Des malformations sont retrouvées dans 25% des cas environ et sont corrélées à l’importance de l’alcoolisation. Les plus caractéristiques touchent le cœur, le squelette, l’appareil urogénital et la peau.

Il est recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool, jusqu’à la fin de l’allaitement le cas échéant. Cette recommandation vaut pour toutes les occasions de consommation, qu’elles soient quotidiennes ou ponctuelles.
 

 

LES EFFETS DE L’ALCOOL AU VOLANT


Même à faible dose, l’alcool agit sur le cerveau et diminue les capacités à conduire

• Rétrécissement du champ visuel
• Réduction de la vigilance et de la résistance à la fatigue
• Diminution des réflexes
• Altération de la capacité à apprécier les distances
• Augmentation de la sensibilité à l’éblouissement
• Excès de confiance en soi
• Etc.

Au-delà de 2 unités d’alcool, la limite légale de 0,5g/l de sang est en général dépassée. Les conditions d’augmentation du taux d’alcoolémie sont variables selon les personnes et les situations de consommation. Il est donc préférable de vous tester avant de prendre le volant à l’aide d’un éthylotest chimique ou électronique.


SEUL LE TEMPS AGIT

Dans le cadre d’une consommation d’alcool, rien ne peut accélérer le travail d'élimination du foie : ni l'exercice physique, le froid ou la chaleur, ni même l'absorption d'aliments ou de médicaments. Seul le temps permet de faire baisser l'alcoolémie et la capacité d'élimination varie d'un individu à l'autre. Quelle que soit la quantité consommée, le taux maximal sera atteint après 30 à 45 minutes à jeun, 1h au cours d’un repas.

SANCTIONS ENCOURUES

Si votre taux d'alcool est compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang : vous risquez une amende forfaitaire de 135 Euros et la perte de six points du permis de conduire. En cas de comparution devant le tribunal (par décision du procureur de la République ou de contestation de l'amende forfaitaire), vous risquez également une suspension du permis de conduire.

Si votre taux d'alcool est supérieur à 0,8 gramme par litre de sang : vous risquez d'être puni de 2 ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. Ce délit donne lieu à la perte de six points du permis de conduire.

– Pour les conducteurs de transports en commun (autobus et autocars), le taux maximal d'alcoolémie autorisé est fixé à 0,2 gramme d'alcool par litre de sang.
 

 

COMMENT CONTRÔLER SON ALCOOLEMIE ?

 Comptez les verres

La façon la plus simple de contrôler - approximativement - son alcoolémie, c'est en premier lieu de compter tous les verres bus (ou unités d’alcool) pendant la soirée. N'en oubliez aucun sous prétexte qu'ils ont été espacés dans le temps.

Rappelez-vous qu’une unité d’alcool ou un verre de vin, de bière, de whisky ou d'apéritif contiennent à peu près la même quantité d'alcool, c'est-à-dire environ 10 g d'alcool pur. Et prenez en compte le fait que les doses sont souvent plus généreuses chez soi ou chez des amis qu'au bar ou en boîte ; la quantité d'alcool est donc supérieure !


Une formule simple à retenir : 2 verres = 2 unités d’alcool = 0,5 g/l environ. En principe, chaque "unité" fait monter le taux d'alcoolémie de 0,15 à 0,20 g en moyenne. Mais attention, chez certaines personnes, ce taux augmente jusqu'à 0,30 g par verre...


Soufflez dans le ballon ou dans la borne éthylotest

Plus fiable et très facile à utiliser, l'éthylotest individuel jetable (le "ballon") est en vente libre dans les grandes surfaces, stations-service, bureaux de tabac, pharmacies, etc. à moins de 1 euro l'unité. Si vous devez utiliser un éthylotest, choisissez-en un conforme à la norme NF. Si votre autotest révèle que vous êtes en-dessous du seuil de 0,5 g/l, vous pouvez conduire, mais avec prudence, car les effets de l'alcool se ressentent bien avant ce taux. Si votre alcoolémie est égale ou supérieure à 0,5 g/l, vous ne devez en aucun cas prendre le volant sous peine d'un risque accru d'accident, de sanctions pénales mais aussi de conséquences importantes concernant les assurances : un automobiliste provoquant un accident en état d'alcoolémie ne sera pas remboursé des réparations de sa voiture et ne sera pas défendu par sa société d'assurances devant le tribunal correctionnel.

Sinon des bornes éthylotests à disposition dans certains établissements de nuit vous permettront d’obtenir un résultat d’une fiabilité maximale puisque l’éthylotest intégré est identique à celui des forces de l’ordre.


Que faire si vous avez bu ?

Passez les clés de votre véhicule à quelqu’un qui n'a pas consommé de boissons alcoolisées.

Retardez votre départ et attendez que le taux d'alcoolémie baisse. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,10 à 0,15 g par heure. La patience s'impose. Et rappelez-vous que le temps est le seul et unique remède contre l'alcoolémie.

Utilisez les transports en commun, un taxi, un parent...

Si vous êtes passager d'un conducteur qui a bu, essayez de le dissuader de prendre le volant.

Pour évaluer votre taux d’alcoolémie en fonction de votre consommation, rendez-vous sur l’alcootest en ligne du site www.2340.fr, rubrique « situations à risque »

 

L’ALCOOLODEPENDANCE

 Du délice au délire

En France, des millions de personnes souffrent aujourd'hui de dépendance à l'alcool.
Mais de quoi s'agit-il exactement ? Comment détecter les signes de l'alcoolisme ? Et comment s'en sortir ?


Ça commence par un goût agréable, puis un effet euphorisant, moins d'angoisse et de complexes..., puis le corps s'habitue aux délices de cette "ivresse légère". A vouloir retrouver trop souvent les premières sensations, il va falloir à la longue augmenter les doses. On quitte alors le vocabulaire de l'œnologie pour aborder celui de l'intoxication. Après l'accoutumance, et donc la banalisation du plaisir, viennent la dépendance et ses malaises : on ne peut plus se passer d'alcool.

Pas le même danger pour tous

Difficile de définir une consommation "normale". Une dose inoffensive pour certains fait courir des risques à d'autres. Le passage à la dépendance est presque plus une question de vulnérabilité que de quantité. Les dépressifs, impulsifs, anxieux, psychologiquement fragiles, tous ceux qui ont des phobies (sociales, sexuelles, etc.), des difficultés à communiquer, ont une sensibilité plus aiguë face à l'alcool. On peut aussi avoir un entourage de malades alcooliques : avoir pris des habitudes ou hérité de caractéristiques génétiques...


Comment savoir si l'on devient dépendant ?

Premier signal d'alarme : le besoin d'alcool dès le matin. A jeun, on éprouve des symptômes de sevrage : tremblements, sueurs ou nausées... Même avec la gueule de bois, on n'envisage pas d'arrêter. Sans son quota d'alcool, on dort mal. Le caractère devient inégal ; on est anxieux, irritable. On entre en difficultés relationnelles avec son entourage, dont on accepte peu qu'il évoque le sujet. Le seuil de la dépendance psychologique est dépassé. Le dépendant perd toute capacité à moduler sa consommation. Il "remet ça", seul comme avec ses amis. Il vit dans l'obsession.


Prendre conscience pour s'en sortir

Regarder la vérité en face, plutôt que de laisser les autres en parler derrière son dos. Arrêter d'occulter, et de nier, ce qui est un vrai problème. Pour pouvoir aborder les solutions. C'est le plus souvent un médecin qui pourra tirer la sonnette d'alarme à propos de symptômes annexes (fatigue, etc.). Le consommateur à risque, qui a élevé son seuil de tolérance, sans être pour autant devenu dépendant du premier verre, peut encore revenir en arrière et ralentir son rythme. Avec une aide médicale. Pour le dépendant, il semble qu'il n'y ait pas d'autre issue que l'abstinence. Il lui faut d'abord se désintoxiquer de l'éthanol, puis reconstruire sa vie. C'est le plus difficile.

Guérit-on de l'alcoolisme ?

Si guérir veut dire retrouver sa liberté totale, c'est-à-dire la faculté de boire sans excès et selon les circonstances, les guérisons sont rares, voire exceptionnelles. Mais on estime qu'au bout de dix ans, après avoir franchi les obstacles d'une ou plusieurs rechutes, 30 à 50 % des alcooliques abstinents se sont stabilisés.

Comment se soigner ?

Les thérapies passent par la cure dite de désintoxication. Le sevrage est facile. Il existe toute une panoplie chimique pour aider à s'abstenir : tranquillisants, antidépresseurs, vitamines... On en sort reposé, en pleine forme. Mais les vraies difficultés commencent ! Car l'extrême sensibilité à l'éthanol n'a pas disparu. Certaines associations d'anciens buveurs la comparent à une allergie qui peut être réactivée par un assaisonnement de salade, une sauce au vin, une cuillère de rhum dans un gâteau.

Le suivi psychologique

Pour soutenir son effort de volonté, on peut choisir de prendre les médicaments qui associent l'absorption d'alcool à une série de malaises. Mais le suivi psychologique est indispensable. Pour les disciples de Freud, l'alcoolisme est le symptôme d'une perturbation profonde et la modification du rapport à l'alcool sera le résultat d'une cure réussie. Les "comportementalistes" travaillent sur le comportement de leur malade. D'autres, avant tout pragmatiques, utilisent des séries d'entretiens pour rassurer le patient, lui faire retrouver l'estime qu'il a de lui-même.


Les mouvements d'entraide

Quelle que soit la méthode choisie, l'alcoolique abstinent, qui souffre toujours de solitude, va enfin rencontrer des hommes et des femmes comme lui, capables de le comprendre, de lui montrer le chemin de l'espoir.
 

 

IDEES RECUES SUR L’ALCOOL

Un whisky est plus dangereux qu'une bière

Faux. Il y a autant d'alcool dans un demi de bière (25 cl) que dans un verre de whisky (4 cl), ou encore un verre de vin (12,5 cl) et une dose de liqueur (4 cl). Pourquoi ? Parce que la bière (5°) a un taux d’alcool moindre que le vin (12°) ou le whisky (40°), mais le volume est plus important. Souvenez-vous qu'un verre de bière, de vin, de champagne ou d'alcool fort (whisky, gin, vodka), tels qu'ils sont habituellement dosés dans les cafés et bars, contiennent approximativement la même quantité d'alcool pur. Et diminuez les doses quand vous êtes chez vous. Les verres servis en privé sont souvent bien remplis.


Ajouter du soda dans son whisky, c'est plus sûr

Faux. Ajouter du soda ou de l'eau ne modifie en rien le volume d'alcool pur contenu dans le verre.

Un prémix est un soda

Faux. C'est un cocktail alcoolisé prêt-à-boire, dont le degré d'alcool doit, en France, être indiqué sur l'étiquetage

L'alcool réchauffe

Faux. C'est une idée très répandue mais c'est pourtant le contraire qui se produit.
La sensation de "chaud" vient du fait que l'alcool déplace la chaleur interne et l'amène à la surface de l'organisme. Celui-ci, grâce aux terminaisons nerveuses, l'enregistre mais cette chaleur n'est autre que celle du buveur. En réalité, l'organisme refroidit.


L'alcool donne des forces

Faux. L’alcool procure parfois un effet euphorisant qui peut diminuer la sensation de fatigue pendant l’effort. Cependant, ces effets sont de courte durée et n’ont pas d’impact réel sur la force physique.


L'alcool protège le cœur

Vrai et faux. Les récentes études s'accordent à reconnaître qu’une consommation modérée et régulière d'alcool (entre un et trois verres par jour pour un homme / entre 1 et 2 verres par jour pour une femme) peut avoir des effets protecteurs contre les maladies cardio-vasculaires.
Reste que la consommation abusive d'alcool est néfaste pour le cœur et peut entraîner d'autres pathologies.


Quand j'ai bu, je me sens plus à l’aise au volant

Faux. Il s’agit d’une illusion. Les conducteurs ont le cerveau "anesthésié" par l’alcool et peuvent avoir le sentiment de mieux conduire. Or, leur organisme est perturbé et les réflexes diminués.


Une heure suffit pour être de nouveau apte à conduire

Faux. Avant que les effets de l’alcool ne disparaissent, le conducteur doit attendre un certain laps de temps, qui varie en fonction de la quantité d’alcool absorbée, mais aussi de son poids, son sexe, son âge... De manière générale, il faut environ 1h pour éliminer 0,15 g d’alcool.


Un digestif favorise la digestion

Faux. Malgré son appellation, le digestif n’aide en aucun cas à digérer. Pour favoriser la digestion, il est préférable de manger léger et équilibré


Toutes les bières se valent

Faux. Les bières ont des teneurs en alcool différentes. Certaines sont fortement alcoolisées (8 à 12 °). Vendues notamment en canette de 50 cl, elles contiennent 4 fois plus d'alcool qu'une bière classique commercialisée en canette de 25 cl.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sélection de sites et associations 
  

 

 

 

Hommes et femmes

Inégaux face à l'alcool

L'alcoolémie s'établit selon trois paramètres : la quantité d'alcool absorbée, le poids de la personne et le coefficient de dilution qui correspond au rapport entre la masse liquide contenue dans l'organisme et le poids total. Ce coefficient est de 70 % pour les hommes et de 60 % pour les femmes. A poids égal et pour une même quantité d'alcool, les hommes affichent donc une alcoolémie inférieure à celle des femmes. Etant donné leur poids moins important, chaque verre peut ainsi, pour les femmes, mais aussi pour les jeunes et les personnes âgées, faire monter leur alcoolémie jusqu'à 0,30 g/l.
 

 

Alcool et médicaments

Le cocktail explosif !

Attention ! Le mélange médicaments-alcool peut être un cocktail redoutable. D'un côté, de nombreux médicaments, comme les somnifères, les tranquillisants, certains antibiotiques, anti-inflammatoires ou anti-histaminiques, amplifient les effets de l'alcool. De l'autre, l'alcool peut modifier les effets de certains médicaments, soit en les contrariant, soit en les modifiant ou en les accentuant, comme c'est le cas pour les antidépresseurs, les anxiolytiques et les barbituriques. L'abstinence s'impose.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chiffres

1 unité d'alcool =
1 verre de vin(10cl) = 
1 verre de porto(6 cl)=
1 coupe de champagne(10cl)=
1/2 de bière(25cl)=
1 verre  de wisky(3 cl)=
1 verre de pastis(3cl de pastis)=


Il faut 1 heure pour éliminer 
1 unité d'alcool

source : Education pour la santé. Guide pratique


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C KI KI CONDUIT ?

Lorsque vous avez décidé de sortir en groupe, SAM, le conducteur désigné, est celui qui va faire le choix de ne pas consommer de boissons alcoolisées pour raccompagner les autres en toute sécurité. C’est la solution simple et efficace au risque alcool au volant lors des sorties.

 

Le saviez-vous ?

A partir de 0,5 g/l, la vision latérale est diminuée d'environ 25 %. Ce qui explique le coup classique des rétroviseurs arrachés au passage dans une rue étroite et celui du véhicule que l'on n'avait pas vu débouler sur sa droite.
 

 
 

 

 

 

 

Sachez déchiffrer un alcootest

Si après avoir soufflé dans un alcootest, celui-ci affiche 0,30 mg, ne vous réjouissez pas trop vite. Le chiffre délivré par l'éthylomètre électronique repose en effet sur une base différente de la mesure officielle de l'alcoolémie calculée par prise de sang. En effet, celle-ci s'évalue en g/l de sang alors que l'éthylomètre indique une quantité d'alcool en milligramme par litre d'air. La valeur "air" doit être doublée pour traduire l'alcoolémie par litre de sang. Donc, si l'éthylomètre affiche le chiffre de 0,30 mg par litre d'air expiré, le gendarme aura raison de notifier un dépassement du seuil d'alcoolémie autorisé, puisque cette mesure équivaut à 0,6 g d'alcool par litre de sang alors que le taux maximal toléré est de 0,5 g/l.
 

 

Le saviez-vous ?

Avec 3 verres de boissons alcoolisées, vous multipliez par 2 les risques d'accidents mortels au volant.
 

 

Et la drogue ?

D'après le ministère des Transports, 15 % des conducteurs impliqués, chaque année, dans les accidents mortels de la circulation ont consommé des produits psychotropes et illicites.
De nombreuses études internationales prouvent que le cannabis, même pris en petite quantité, produit des effets proches de ceux de l'alcool : diminution de la vigilance, perturbations de la coordination motrice et sensorielle. En 2002, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour permettre le dépistage de cannabis, de cocaïne, d'héroïne et d'autres drogues, même en l'absence d'infraction.
Les forces de police et gendarmerie pratiquent régulièrement des dépistages systématiques d’absorption de substances ou plantes classées comme stupéfiants.
 

 

Qu'est-ce que le delirium tremens ?

Contrairement à ce que l'on croit souvent, cet état (impressionnant) de confusion mentale, avec délire accompagné de tremblements et d'hallucinations, n'est pas provoqué par la surconsommation ou l'intoxication, mais par... le manque de boisson. Pour éviter ce type d'accident, le sevrage des malades se fait désormais en milieu hospitalier.

 

5 millions de personnes seraient exposées, en France, à des difficultés d'ordre médical, psychologique et sociales liées à leur consommation d’alcool.
2 millions d'entre elles sont alcoolo-dépendantes.
10 % de la population active du pays est concernée