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La progression de la
violence dans les relations sociales se répercute sur les enfants. Initiative en faveur des familles nombreuses
Assemblée nationale - Question au gouvernement - Mercredi 9 novembre
2005 Vous venez d'annoncer une nouvelle initiative en direction de près de 3 millions de personnes titulaires de la carte de famille nombreuse. À cet effet, vous avez sollicité de grandes enseignes nationales qui, dans le cadre d'un partenariat, accorderont dorénavant des réductions aux titulaires de cette carte. Vous avez raison de mettre l'accent sur la famille. Je vous rappelle que, si notre situation démographique est plus enviable que celle de nos voisins européens, nous ne renouvelons pas pour autant nos générations. Mais, si vous êtes conscient de la fragilité de la situation, il n'en va malheureusement pas de même pour tout le monde. J'en veux pour preuve la récente décision du maire de Paris, de supprimer la carte Paris famille créée en 1981 et de mettre sous condition de ressources le crédit annuel de 305 euros qui était attribué jusqu'à présent à toutes les familles parisiennes de trois enfants et plus. Ce faisant, la mairie de Paris pénalise encore un peu plus les classes moyennes, auxquelles la ville ne propose plus de logements neufs. Comme si cela ne suffisait pas, les voilà privées d'une reconnaissance légitime et bien justifiée. Vous avez choisi, monsieur le ministre, d'envoyer des signaux aux familles qui, par excellence, sont le lieu même de l'éducation, de la sociabilisation, de l'apprentissage de la solidarité et de l'épanouissement personnel - autant de valeurs dont les événements actuels nous rappellent, si nous l'avions oublié, que cette cellule est essentielle au développement harmonieux de notre société. Je vous remercie donc, monsieur le ministre, des mesures que vous avez prises en faveur des familles. Pourriez-vous nous apporter plus de précisions sur cette nouvelle initiative que nous applaudissons ?
La consommation de cannabis a augmenté de façon très importante chez les jeunes. Aujourd'hui, plus de la moitié des jeunes de 18 ans ont déjà fumé au moins une fois du cannabis : 66 % des garçons et 52 % des filles. Un garçon sur cinq (21 %) en consomme régulièrement, une fille sur dix (9 %). Ces chiffres sont deux à trois fois plus élevés qu'il y a dix ans. On compte donc en France 850 000 consommateurs réguliers de cannabis, dont 450 000 consommateurs quotidiens, principalement des jeunes. Ces chiffres placent la France, avec la République tchèque et le Royaume-Uni, en tête des pays européens. La proportion de jeunes Français ayant déjà consommé du cannabis est presque deux fois plus élevée que la moyenne dans les autres pays européens. Parallèlement, les demandes de prise en charge ne cessent d'augmenter. Dans les centres spécialisés de soins aux toxicomanes, les demandes sont passées de 16 % en 1998 à 25 % en 2002. Au-delà de ces chiffres, les études montrent que les consommateurs sont de plus en plus jeunes. « On a à faire à un phénomène sociétal nouveau et très inquiétant », souligne le ministre. A 16 ans, près d'un garçon sur dix consomme régulièrement du cannabis. Or, il est aujourd'hui certain que plus la consommation est précoce, plus le risque de dépendance ou de troubles psychiques est élevé. La période de l'adolescence, pendant laquelle le cerveau est encore en phase de maturation, est particulièrement critique. D'ailleurs, précise le ministre, les conséquences d'un tel phénomène ne pourront être mesurées que dans plusieurs années, à la suite d'études épidémiologiques. Des joints plus concentrés en THC. Les connaissances scientifiques sur les effets du cannabis ont progressé à un point tel que l'on peut aujourd'hui affirmer que la concentration en THC (tétrahydrocannabinol) n'est pas la même que celle des produits consommés il y a trente ans. Le joint que fume actuellement un jeune sera deux à cinq fois plus concentré en THC que ceux qu'ont pu fumer ses parents. On est par ailleurs beaucoup plus éclairé sur les effets nocifs du cannabis. L'altération de la perception, de l'attention et de la mémoire immédiate due à la consommation d'« herbe » peut se traduire chez les jeunes par une chute des résultats scolaires et l'absentéisme. Elle peut également dégrader les relations de l'ado avec son entourage, et en particulier avec ses parents. Une autre grande idée se fait tordre le cou dans cette campagne médiatique. Oui, on peut devenir dépendant au cannabis. Dans 10 % à 15 % des cas, en consommer régulièrement mène à la dépendance. Par ailleurs, chez les sujets prédisposés, la consommation précoce peut conduire au développement d'une schizophrénie à l'âge adulte. Spots télé et radio, brochures et guide. Le ministre de la Santé, en tant que « responsable de la santé publique du pays », lance donc aujourd'hui cette campagne, dont l'initiative revient à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) et par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Cette campagne, c'est : six films télévisuels, huit messages radio, des annonces de presse, la diffusion de deux brochures d'information (l'une destinée aux jeunes, l'autre aux parents) et la mise en ligne d'un Numéro Azur Écoute Cannabis, le 0.811.91.20.20. Un guide d'aide à l'arrêt, d'inspiration australienne, a aussi été mis au point. Le programme prévoit de plus des interventions en milieu scolaire, dans l'emploi du temps même des élèves : sur le tabac pour les CM2-6e, sur l'alcool pour les 5e-4e et sur le cannabis pour les élèves de 3e et 2de. Il débute dès maintenant dans cinq académies (Lille, Dijon, Marseille, Créteil, Versailles) et sera généralisé à la rentrée 2005-2006. Un réseau de 223 « consultations cannabis » (dépistage et conseil), anonymes et gratuites est déjà en place sur tout le territoire. Philippe Douste-Blazy sollicite la collaboration des médecins de ville, et notamment des généralistes pour la prévention et l'information des jeunes. Cette campagne aura coûté une dizaine de millions d'euros pour 2005. Didier Jayle, président de la Mildt, et Philippe Lamoureux, directeur général de l'Inpes, se réjouissent de voir naître leur projet. « Nous sommes face à une réalité sur laquelle le gouvernement devait s'exprimer clairement. Et c'est la première fois qu'il le fait », se félicite Didier Jayle. « Le slogan (« Le cannabis est une réalité ») n'est ni moralisateur, ni démago, ni stigmatisant. Il dit juste que nous baignons dans le cannabis. Le cannabis est partout, il touche toutes les classes sociales. Tous nos enfants sont concernés. Les parents, tout le monde.... doit réagir face aux moindres dérapages. » Une troisième campagne est en projet, elle devrait aborder l'économie sous-terraine liée au trafic de cannabis. AUDREY BUSSIÈRE Le Quotidien du Médecin du : 04/02/2005 Écoute Cannabis : 0.811.91.20.20, (numéro azur) tous les jours de 8 heures à 20 heures. Fil Santé Jeunes : 0.800.235.236, tous les jours de 8 heures à minuit. www.drogues.gouv.fr. Lire aussi notre dossier sur la drogue
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