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Revue de Presse

 

 

La progression de la violence dans les relations sociales se répercute sur les enfants.

En 2004, le nombre d’enfants en danger a fortement progressé passant de 89 000 à 95 000.

Selon l’Observatoire décentralisé de l’action sociale, la précarité économique ne constitue que très minoritairement un facteur de risque : elle ne concerne que 13 % des enfants. En revanche le déficit relationnel entre parents et enfants d’une part, entre les familles et leur environnement, d’autre part, explique la grande majorité des signalements. On remarque une accélération du processus de déstabilisation des familles. Le facteur le plus fréquemment cité est celui des « carences éducatives des parents », qui renvoie souvent à une immaturité des parents, à une absence de repères, à un repli sur soi. Il faudrait que l’accent soit mis sur le développement du social local, renforcer les solidarités de proximité et le lien social.
 


Initiative en faveur des familles nombreuses

Assemblée nationale - Question au gouvernement - Mercredi 9 novembre 2005
Françoise de PANAFIEU, député de Paris

Mme Françoise de Panafieu. Monsieur le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille, vous êtes membre d'un gouvernement qui rappelle régulièrement son attachement à la famille.
Vous venez d'annoncer une nouvelle initiative en direction de près de 3 millions de personnes titulaires de la carte de famille nombreuse. À cet effet, vous avez sollicité de grandes enseignes nationales qui, dans le cadre d'un partenariat, accorderont dorénavant des réductions aux titulaires de cette carte.
Vous avez raison de mettre l'accent sur la famille. Je vous rappelle que, si notre situation démographique est plus enviable que celle de nos voisins européens, nous ne renouvelons pas pour autant nos générations. Mais, si vous êtes conscient de la fragilité de la situation, il n'en va malheureusement pas de même pour tout le monde.
J'en veux pour preuve la récente décision du maire de Paris, de supprimer la carte Paris famille créée en 1981 et de mettre sous condition de ressources le crédit annuel de 305 euros qui était attribué jusqu'à présent à toutes les familles parisiennes de trois enfants et plus.
Ce faisant, la mairie de Paris pénalise encore un peu plus les classes moyennes, auxquelles la ville ne propose plus de logements neufs. Comme si cela ne suffisait pas, les voilà privées d'une reconnaissance légitime et bien justifiée.
Vous avez choisi, monsieur le ministre, d'envoyer des signaux aux familles qui, par excellence, sont le lieu même de l'éducation, de la sociabilisation, de l'apprentissage de la solidarité et de l'épanouissement personnel - autant de valeurs dont les événements actuels nous rappellent, si nous l'avions oublié, que cette cellule est essentielle au développement harmonieux de notre société.
Je vous remercie donc, monsieur le ministre, des mesures que vous avez prises en faveur des familles. Pourriez-vous nous apporter plus de précisions sur cette nouvelle initiative que nous applaudissons ?


M. Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille.
Madame la députée, vous avez raison de le souligner, puisque les événements des derniers jours l'ont, une fois de plus, démontré : le soutien aux familles est essentiel pour qu'elles puissent remplir pleinement leur mission d'éducation auprès des jeunes, pour l'harmonie de notre société.
Nous aidons toutes les familles. C'est pourquoi, mesdames, messieurs les députés, lorsque vous avez voté la prestation d'accueil du jeune enfant, vous l'avez accordée dès le premier enfant. Mais, à partir du troisième enfant, se posent aux familles des problèmes très concrets et parfois difficiles à résoudre, notamment de logement, d'automobile, d'équipement électroménager ou de vacances. Il faut donc être concret.
S'ajoutant aux avantages qu'apportent déjà, dans notre politique familiale, le quotient familial, les allocations familiales et le complément familial, la carte famille nombreuse généraliste, dont la création a été décidée par le Premier ministre à l'occasion de la conférence de la famille, apportera de nouveaux éléments pour faciliter la vie des familles.
Elle offrira, non seulement à 3 millions de familles, mais à 7 millions de personnes qui n'en bénéficient pas encore aujourd'hui, des avantages
venant de nos villes et de nos municipalités auprès des enseignes de la grande distribution, de matériel électroménager ou de meubles, et auprès de chaînes d'hôtels, de cinémas ou de centres de loisirs.
Beaucoup de villes de France font de gros efforts en faveur des familles nombreuses. C'est pourquoi je déplore avec vous, madame la députée, que certaines municipalités comme la ville de Paris aujourd'hui remettent en cause vingt-cinq ans d'acquis de la politique familiale en faveur des familles nombreuses.

 



Le cannabis est une réalité                        Première campagne de prévention de la consommation

 


Photo S Toubon/"le Quotidien"
Sur proposition de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) et de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, lance la première campagne de prévention contre la consommation du cannabis. Une campagne qui confronte « représentation mythique du cannabis, idées reçues et réalité vécue ».

C'EST UNE PREMIÈRE en Europe. La deuxième du genre au monde. Le ministère de la Santé lance une vaste campagne médiatique contre la consommation de cannabis, dans le cadre d'un programme de prévention.
Le programme vise avant tout à « sortir des idéologies reçues selon lesquelles, par exemple, fumer, c'est quelque chose de moderne », explique Philippe Douste-Blazy, qui entend « confronter idées reçues et réalité vécue », en d'autres termes, faire prendre conscience aux jeunes du danger lié à la consommation de cannabis et répondre à la demande de prise en charge de plus en plus fréquemment exprimée soit par les jeunes consommateurs, soit par leur entourage.
On consomme plus et plus tôt.
La consommation de cannabis a augmenté de façon très importante chez les jeunes. Aujourd'hui, plus de la moitié des jeunes de 18 ans ont déjà fumé au moins une fois du cannabis :
66 % des garçons et 52 % des filles. Un garçon sur cinq (21 %) en consomme régulièrement, une fille sur dix (9 %). Ces chiffres sont deux à trois fois plus élevés qu'il y a dix ans. On compte donc en France 850 000 consommateurs réguliers de cannabis, dont 450 000 consommateurs quotidiens, principalement des jeunes.
Ces chiffres placent la France, avec la République tchèque et le Royaume-Uni, en tête des pays européens. La proportion de jeunes Français ayant déjà consommé du cannabis est presque deux fois plus élevée que la moyenne dans les autres pays européens. Parallèlement, les demandes de prise en charge ne cessent d'augmenter. Dans les centres spécialisés de soins aux toxicomanes, les demandes sont passées de 16 % en 1998 à 25 % en 2002.
Au-delà de ces chiffres, les études montrent que les consommateurs sont de plus en plus jeunes. « On a à faire à un phénomène sociétal nouveau et très inquiétant », souligne le ministre. A 16 ans, près d'un garçon sur dix consomme régulièrement du cannabis. Or, il est aujourd'hui certain que plus la consommation est précoce, plus le risque de dépendance ou de troubles psychiques est élevé. La période de l'adolescence, pendant laquelle le cerveau est encore en phase de maturation, est particulièrement critique. D'ailleurs, précise le ministre, les conséquences d'un tel phénomène ne pourront être mesurées que dans plusieurs années, à la suite d'études épidémiologiques.

Des joints plus concentrés en THC.
Les connaissances scientifiques sur les effets du cannabis ont progressé à un point tel que l'on peut aujourd'hui affirmer que la concentration en THC (tétrahydrocannabinol) n'est pas la même que celle des produits consommés il y a trente ans. Le joint que fume actuellement un jeune sera deux à cinq fois plus concentré en THC que ceux qu'ont pu fumer ses parents.
On est par ailleurs beaucoup plus éclairé sur les effets nocifs du cannabis. L'altération de la perception, de l'attention et de la mémoire immédiate due à la consommation d'« herbe » peut se traduire chez les jeunes par une chute des résultats scolaires et l'absentéisme. Elle peut également dégrader les relations de l'ado avec son entourage, et en particulier avec ses parents.
Une autre grande idée se fait tordre le cou dans cette campagne médiatique. Oui, on peut devenir dépendant au cannabis. Dans 10 % à 15 % des cas, en consommer régulièrement mène à la dépendance. Par ailleurs, chez les sujets prédisposés, la consommation précoce peut conduire au développement d'une schizophrénie à l'âge adulte.

Spots télé et radio, brochures et guide.
Le ministre de la Santé, en tant que « responsable de la santé publique du pays », lance donc aujourd'hui cette campagne, dont l'initiative revient à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) et par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Cette campagne, c'est : six films télévisuels, huit messages radio, des annonces de presse, la diffusion de deux brochures d'information (l'une destinée aux jeunes, l'autre aux parents) et la mise en ligne d'un Numéro Azur Écoute Cannabis, le 0.811.91.20.20. Un guide d'aide à l'arrêt, d'inspiration australienne, a aussi été mis au point.
Le programme prévoit de plus des interventions en milieu scolaire, dans l'emploi du temps même des élèves : sur le tabac pour les CM2-6e, sur l'alcool pour les 5e-4e et sur le cannabis pour les élèves de 3e et 2de. Il débute dès maintenant dans cinq académies (Lille, Dijon, Marseille, Créteil, Versailles) et sera généralisé à la rentrée 2005-2006. Un réseau de 223 « consultations cannabis » (dépistage et conseil), anonymes et gratuites est déjà en place sur tout le territoire.
Philippe Douste-Blazy sollicite la collaboration des médecins de ville, et notamment des généralistes pour la prévention et l'information des jeunes. Cette campagne aura coûté une dizaine de millions d'euros pour 2005.
Didier Jayle, président de la Mildt, et Philippe Lamoureux, directeur général de l'Inpes, se réjouissent de voir naître leur projet. « Nous sommes face à une réalité sur laquelle le gouvernement devait s'exprimer clairement. Et c'est la première fois qu'il le fait », se félicite Didier Jayle. « Le slogan (« Le cannabis est une réalité ») n'est ni moralisateur, ni démago, ni stigmatisant. Il dit juste que nous baignons dans le cannabis. Le cannabis est partout, il touche toutes les classes sociales. Tous nos enfants sont concernés. Les parents, tout le monde.... doit réagir face aux moindres dérapages. »
Une troisième campagne est en projet, elle devrait aborder l'économie sous-terraine liée au trafic de cannabis.
 AUDREY BUSSIÈRE  Le Quotidien du Médecin du : 04/02/2005

Écoute Cannabis : 0.811.91.20.20, (numéro azur) tous les jours de 8 heures à 20 heures. Fil Santé Jeunes : 0.800.235.236, tous les jours de 8 heures à minuit.
www.drogues.gouv.fr.


Lire aussi notre dossier sur la drogue

 


Retrait de l'amendement Garraud

"En septembre dernier, une jeune femme de 32 ans enceinte de trois mois était fauchée à Paris par un chauffard ayant emprunté un couloir de bus à contresens. Ce drame avait relancé le débat sur le vide juridique existant autour de la responsabilité d’une interruption accidentelle de grossesse.

Rédigé par le député UMP Jean-Paul Garraud, l'amendement créant le délit d'Interruption Involontaire de Grossesse (IIG) a été adopté le 27 novembre par les députés avec le soutien du gouvernement . Il prévoit de punir d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende une interruption accidentelle de grossesse provoquée par un tiers contre la volonté de la mère, par "une maladresse, une imprudence, une inattention, une négligence ou un manquement à une obligation de résultats".

Le ministre de la Justice a  demandé le retrait de l'amendement Garraud lors de son examen au Sénat : "l'amendement Garraud pose plus de problèmes qu'il n'en règle" a déclaré Dominique Perben."

J.P. Garraud a déclaré : "je reste persuadé que j'avais raison, je n'étais pas le seul, le garde des Sceaux l'a écrit, la chancellerie m'a aidé à rédiger mon texte" Lire

Revue de Presse


Contribution du MMMF au rapport sur l'isolement 

Résumé de la participation du MMMFrance à la réflexion du Gouvernement sur « l’isolement » Juillet 2003 Lire


Les Mères acteurs de Paix : Comment ?
Beyrouth du 15 au 19 octobre 2003

Un Colloque organisé par Le Mouvement Mondial des Mères, 
et auquel participe le MMMFrance. Lire


Succès à l'ONU ! 

Assemblée de l'ONU sur l'Enfance
Le Parlement Européen ré-affirme l'importance de la famille pour l'enfant
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